Guinée : Le message de Dadis Camara… (Interview exclusive)

Interview
Dadis Camara
Dadis Camara

OUAGADOUGOU- Depuis la capitale burkinabé, l’ancien chef de la transition guinéenne s’est de nouveau confié à notre rédaction. Dadis Camara est revenu cette fois sur les raisons de son départ « inattendu » à la tête d’un parti politique qui s’était inscrit dans l’opposition. En toute exclusivité, Dadis Camara est revenu sur son quotidien à Ouagadougou, plusieurs mois après son retour avorté vers Conakry.

 

AFRICAGUINEE.COM : Monsieur Dadis Camara bonjour ! Qu’est-ce qui a motivé votre décision de vous retirer de la politique ?

DADIS CAMARA : Bonjour Monsieur Souaré ! Je ne veux pas trop rentrer dans les détails. Eux ils le savent. Un Chef de parti doit être consulté à tout moment. Ils ont mon téléphone (…). Même dans une famille, il y a un chef. Les décisions importantes, le chef de famille est toujours consulté.

Avez-vous subi une pression ?  

Entre vous et moi et tout ce qui m’est cher, je n’ai pas peur d’un homme. Sur la tombe de ma mère, je n’ai eu aucune pression. Aucune pression de la part même du Président Alpha, entre vous et moi. Si je mens, tout ce que je cherche, que Dieu ne me donne pas. Je n’ai subi aucune pression de la part de qui que ce soit. Si le Président Alpha ne m’a pas fait de pression qui doit me faire de la pression ? Personne d’autre ! C’est ma conscience, c’est ma conviction.

Comptez-vous rejoindre un autre parti ?

C’est les hommes qui sont trop pressés (…). Je ne veux pas parler de la politique ou de l’affaire de parti parce que je ne sais pas ce que Dieu me réserve demain. Même vous, vous ne savez pas ce que Dieu vous réserve demain pour parler d’avenir en 2017 ; 2018 ou de 2020. Moi je ne suis pas dans cet esprit. Je me lève, je fais ce que je dois faire. La politique, les partis,  dans l’avenir, tout ça c’est parce que les gens sont pressés, ils ne croient pas en Dieu.

Les acteurs politiques du parti, je n’en parle pas pour le moment. J’ai ma liberté, je suis tranquille. Ce qui va venir demain, c’est Dieu seul qui sait.

Avez-vous un message à l’endroit de vos sympathisants ?

Je leurs dirai de compter toujours sur ma sincérité, sur mon honnêteté et de rester patients (…). Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est le présent, je ne sais pas ce que Dieu me réserve le lendemain.

 Je dis à mes sympathisants que ma décision est personnelle. J’ai pris ma décision, je suis libre. Je suis un citoyen guinéen, personne ne m’a dit de faire la politique. J’ai dit  je ne me présente pas aux élections communales et législatives à venir. Je n’ai rien de commun avec qui que ce soit sur le plan politique. J’ai ma liberté. Je peux échanger avec qui je veux, c’est un droit naturel. Mais pour la politique, pour le moment ce n’est pas mon ambition.

Comment vous passé vos journées ?

Je fais des lectures. C’est la lecture, ma formation me tient à cœur. C’est ce qui me préoccupe. Je prie Dieu de me faciliter de continuer encore les études.

 

Interview réalisée par SOUARE Mamadou Hassimiou

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 11 octobre 2016 à 15:40