Eliminatoires CAN 2015 : les regrets de Michel Dussuyer…

Football
Michel Dussuyer, Coach du Syli national de Guinée
Michel Dussuyer, Coach du Syli national de Guinée

MAROC- ‘’On est privé de notre public et de son soutien. Evoluer sur terrain neutre ce n’est pas le même avantage qu’à domicile’’. Tels sont les propos du sélectionneur français du Syli National de Guinée, Michel Dussuyer qui regrette l’impact du virus Ebola sur le football guinéen, au sein de la sphère continentale, a remarqué Africaguinee.com.

 En préparation dans le royaume chérifien pour préparer et recevoir les Blacks Stars du Ghana au compte des Eliminatoires de la CAN 2015 au Maroc, Michel Dussuyer parle de son travail contraignant dans un pays durement frappé par une épidémie, à virus Ebola.

Dans une interview qu’il a accordée à nos confrères du journal français en ligne  20minutes.fr, le coach de l’équipe guinéenne parle de son travail dans  ce pays  en cette période de fièvre.

‘’ Ça ne m’empêche pas de rentrer en Guinée. Il y a le prisme de l’information: de l’extérieur, la situation sanitaire parait plus sérieuse que ce qu’elle n’est en réalité, en tout cas à Conakry même. L’épidémie est plus située dans la zone frontalière avec le Sierra-Leone et le Liberia. Donc quand on est sur la capitale, même s’il y a des mesures sanitaires pour éviter la propagation du virus, je ne me sens pas particulièrement en danger. Ça ne m’empêche pas de rentrer et de travailler en Guinée. Après, le regard qui est porté sur la Guinée est… (Il cherche ses mots)... Oui inquiet, et quelquefois stigmatisant. Comme si les Guinéens étaient des pestiférés’’, relate  le technicien français.

Aux dires de Michel Dussuyer  ce qui est plus pénalisant pour lui et son équipe c’est de jouer hors de son pays loin de son public.

‘’ On est privé de notre public et de son soutien. Evoluer sur terrain neutre ce n’est pas le même avantage qu’à domicile. Ce n’est pas nous qui nous tirons une balle dans le pied, on est bien obligé d’accepter les décisions de la CAF (confédération africaine de football). Mais il faut être conscient de la réalité: il y a un problème épidémique très sérieux contre lequel il faut lutter. Donc on accepte cette décision, de fait. Mais à Conakry, il y a des rassemblements populaires, la vie continue. Il y a un petit décalage, mais il est bien évident que l’urgence c’est le traitement de l’épidémie et son éradication. Toutes les mesures qui sont prises, on ne peut pas les discuter. ’’, regrette le coach.

Cette semaine la Guinée affronte le Ghana au Maroc dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2015.

BAH Boubacar LOUDAH

 Pour Africaguinee.com

(+224) 655 31 11 13

Créé le Jeudi 09 octobre 2014 à 15:00