Massacres du 28 septembre 2009 en Guinée : Sidya Touré indexe les “principaux suspects“…

Politique
Sidya Touré, leader de l'UFR
Sidya Touré, leader de l'UFR

CONAKRY- Le leader de l’Union des Forces Républicaines Sidya Touré a qualifié de “ principaux suspects“ dans l’affaire des massacres du 28 septembre 2009, l’actuel ministre chargé de la sécurité présidentielle, le Colonel Claude Pivi et le secrétaire chargé de la lutte contre la drogue et des crimes organisés, le Colonel Moussa Thieboro Camara, a appris Africaguinee.com.

Selon un article publié sur le site de sa formation politique, Sidya Touré a regretté le fait que ces deux officiers supérieurs de l’armée guinéenne, tous membres du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (ancienne junte au pouvoir) d’alors, soient toujours en fonction.

“ Il y a deux principaux suspects qui sont au gouvernement et qui se promènent librement. C’est Claude Pivi et Moussa Tiegboro“ a déclaré le président de l’UFR lors d’une rencontre qu’il a eu ce mercredi 11 juin 2014 avec des émissaires de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation Guinéenne de Défense des droits de l’Homme (OGDH).

Selon un bilan fourni par l’Organisation des Nations Unies, cette manifestation organisée par plusieurs leaders politiques guinéens au stade du 28 septembre, avait plus de 150 morts.

Une commission d’enquête nationale avait été mise en place et un pool de juges avait été commis à la tâche pour identifier les auteurs et commanditaires de ces massacres.

Pour Sidya Touré, il ya un “manque de volonté politique“ autour de cette affaire. L’ancien premier ministre guinéen a regretté le fait que personne n’ait été pour l’instant condamnée dans cette affaire.

La Cour Pénale Internationale suit de près ce dossier et menace d’ailleurs de s’en saisir au cas où la justice guinéenne ne donnerait aucune suite favorable. Fatou Ben Souda, procureur de cette institution judiciaire internationale a d’ailleurs effectué plusieurs déplacements pour Conakry pour s’enquérir de l’état d’avancement des enquêtes diligentées par le pool des juges d’instruction.
 

Ahmed Tounkara

Pour Africaguinee.com

 

 

 

Créé le Jeudi 12 juin 2014 à 19:58