Fin de la transition en Guinée: les craintes de Bah Oury

Transition politique
M. Bah Oury
M. Bah Oury

CONAKRY- Si offficiellement, la transition a pris fin en Guinée, le doute persiste encore au sein de l'opposition quand à la méthode de gouvernance du président Alpha Condé.Après la mise en place de la nouvelle Assemblée Nationale, l’opposant guinéen Bah Oury ne cache pas son scepticisme et craint une instabilité socio-politique en Guinée, comme ce fult le cas lors de la grève générale de 2007.

 
Depuis l'Hexagone où il vit en exil, Bah Oury qui est vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a affirmé qu'il  craint des remous dans son pays à cause dit t-il, de la mauvaise gouvernance, a appris Africaguinee.com.

 
“Je considère que la Guinée est à la veille d’un nouveau mouvement du genre de 2007 (grève générale qui avait été déclenchée par le mouvement syndical guinéen sous le règne de feu Général Lansana Conté, Ndlr) “, a prévenu Bah Oury  dans une interview accordée à nos confrères de “Lynx Fm“.
 
Selon l’ancien ministre de la réconciliation nationale, cela pourrait s’expliquer par le système de gouvernance qui a été instauré par le président Alpha Condé : “Les sept années qui se sont écoulées, malgré les sacrifices et les luttes qui ont été menés, ont  permit  la restauration  du système  qui prévalait avant 2007. Cela veut dire que le gouvernement actuel, malgré qu’il soit issu du RPG de l’époque, qui  n’est plus le même RPG à mes yeux, il a restauré le système que les manifestants et le mouvement social de 2007 avaient combattus“ a rappelé Bah Oury qui vit en exil en France.
 
Revenant sur ces  mouvements  de protestation syndicale de 2006 et 2007, l’exilé politique parle d’un souvenir terrible : “C’est abominable,  la jeunesse a payé un lourd tribut lors de la journée du 22 janvier 2007“.
Lundi, plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme et des victimes des massacres du 22 janvier 2007, ont réclamé justice. Ce jour là, des dizaines de civils avaient été tués par les forces de sécurité du président Lansana Conté, décédé en décembre 2008.Au total, une centaine de civils avait péri lors de cette grève générale lancée par les syndicats pour réclamer de meilleures conditions de vie pour les populations.
Nous y reviendrons.
 
Bah Aissatou
Pour Africaguinee.com
Tél : (+224) 664 93 46 23

Créé le Jeudi 23 janvier 2014 à 11:59