Affaire violences à Guéckédou : Accusé, Jean Marc Telliano du RDIG réagit !

 

CONAKRY- L’ancien ministre et leader du Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée, Jean Marc Telliano, a catégoriquement rejeté les accusations de certaines autorités de la préfecture de Guéckédou qui le soupçonnent d’être derrière des remous sociaux dans cette localité, a appris africaguinee.com.
 
C’est un Jean Marc Telliano, très “choqué“ qui a joint ce lundi matin notre rédaction pour réagir face à ces accusations : “Moi je suis à Conakry, comment peut-on m’accuser d’être derrière des actes que le sous préfet de Koundoubendoulengou lui-même a créé ?“ s’est interrogé le président du RDIG.
 
Dans ses propos, l’ancien chef du département de l’agriculture a accusé le sous-préfet  de Koundoubendoulengou, Mamy Camara, d’excès de “zèle“ dans le cadre de ses fonctions. Il a rappelé de passage que “ce n’est pas la première fois qu’il agit de cette façon. Récemment il avait fait fermer les locaux de la CRD (Communauté Rurale de Développement, Ndlr) parce que tout simplement le premier responsable de cette localité n’est pas du parti au pouvoir“.
 
Narrant les faits, le leader du RDIG fera savoir qu’il y a en ce moment trois personnes qui seraient affectées par les violences orchestrées par l’agent des services forestiers, sur ordre du sous-préfet.
 
Selon lui, les femmes de la préfecture de Guéckédou auraient même pris la décision de venir rencontrer le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Alhassane Condé, et le chef de l’Etat Alpha Condé, pour dit-on, dénoncer les agissements de ce sous-préfet.
 
Cependant, Jean Marc Telliano dit avoir lancé des messages d’apaisement à l’endroit des populations. “Il est de mon devoir en tant que leader politique de demander aux gens de rester calmes. Mais il faudrait que les autorités sachent que trop c’est trop !“ a prévenu le leader du RDIG.
 
Dans la sous-préfecture de Koundoulendoubengo, localité située à une trentaine de kilomètres de la commune urbaine de Guéckédou, la première autorité, le sous-préfet Mamy Camara, a donné l’ordre à un agent garde forestier, d’aller prêter main forte au président du district de Sanguedou, pour dit-il, exiger auprès de certains citoyens, le paiement de leurs cotisations pour le développement de leur localité. Fort malheureusement, l’agent en question a voulu être plus “royaliste que le roi“. Dans l’exercice de sa “mission“, cet agent a violenté plusieurs citoyens.
 
L’histoire remonte à une décision du président du district qui a souhaité que tous citoyens relevant de sa juridiction, cotisent pour la construction de certaines infrastructures telles que des écoles, des centres de santé… Seulement, pour des raisons qu’on ignore pour l’instant, certains citoyens ne se seraient pas acquittés de leur “devoir“. C’est ainsi que le président du district de Sanguedou, Remon Leno, est venu expliquer la situation à son supérieur directe qui est le sous-préfet. Aussitôt informé, ce dernier a donné l’ordre à l’agent forestier qui était en congé dans la zone, à aller prêter main forte au président du district.
 
[B]SOUARE Mamadou Hassimiou
   Pour Africaguinee.com
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Créé le Lundi 04 novembre 2013 à 16:10