Algassime Diallo face aux accusations de viols: Des détails « troublants » révélés à la barre
LABÉ – Le procès de Algassime Diallo, maître pâtissier de 32 ans, accusé de « viols, séquestration », s’est ouvert tard ce jeudi 16 octobre 2025, au Tribunal de Première Instance de Labé. L’accusé fait face à deux dossiers distincts, tous deux survenus dans un intervalle de deux mois (mai et juillet 2025), impliquant deux jeunes filles.
Dossier Kadiatou Barry
Le premier dossier concerne Kadiatou Barry, 17 ans, mineure au moment des faits. Dans cette affaire, Algassime Diallo est poursuivi pour viol sur mineure suivi de grossesse. Bien qu’il ait été initialement placé sous mandat de dépôt en mai, il a bénéficié d’une ordonnance de mise en liberté provisoire et soumis à un contrôle judiciaire.
Devant la barre, Algassime Diallo a reconnu que la jeune Kadiatou avait passé la nuit à son lieu de travail, mais nie catégoriquement les faits de viol.
Concernant la grossesse, l’accusé a d’abord exigé un test ADN pour établir la paternité du bébé à naître, avant de se rétracter pour demander que le procès sur les faits de viol se poursuive et que la question de la paternité soit réglée au civil après la naissance.
Un élément clé présenté à la barre est une lettre rédigée par Algassime à Kadiatou Barry, dans laquelle il promet que ses biens reviendraient à l’enfant qu’elle porte. Algassime a cependant expliqué l’intention derrière cette missive : Algassime précise qu’il a écrit la lettre « NON pour reconnaître la grossesse mais pour jouer sur l’esprit de Kadiatou Barry afin qu’elle renonce à sa plainte » contre lui.
Aissatou Mobhi Diallo (Viol et séquestration)
Alors que la première procédure était en cours, le cas d’Aissatou Mobhi Diallo, 21 ans, a éclaté en juillet 2025, entraînant l’arrestation et la nouvelle mise sous mandat de dépôt d’Algassime Diallo, poursuivi cette fois pour viol et séquestration.
Aissatou Mobhi Diallo qui avait demandé la permission à ses parents pour une formation à Pita, affirme avoir été retenue contre son gré. Algassime a reconnu que la jeune femme a passé deux nuits au centre de formation sans que ses parents ne le sachent, mais il se défend en avançant que « c’est la fille qui a préféré rester au centre », même si le voyage n’a pas eu lieu.
Récit
Dans ses explications, Aissatou Mobhi a décrit un enchaînement d’événements troublants. Devant la barre, elle a indiqué que son maître formateur lui a donné à manger suivi de jus, de pomme et a demandé si elle a des vertiges. En dépit de tout L’ENCOURAGE à boire le reste jus, a-t-elle déclaré.
Elle poursuit précisant que son maître lui a donné le téléphone pour regarder des films sur l’entreprenariat au fil du temps elle devient faible et inconsciente. C’était au salon. Elle explique avoir vu son Maître se mettre nu alors qu’elle vivait un moment de faiblesse. Elle y est restée du lundi soir au mercredi. À son réveil, Aissatou Mobhi dit avoir remarqué qu’elle n’était plus au salon mais sur un petit matelas dans une autre pièce.
Quand elle a repris conscience, Aissatou indique avoir remarqué que son téléphone était en mode Avion et a immédiatement contacté sa sœur, inquiète. Le père, informé de la rétention de sa fille, est venu d’urgence, a constaté les faits et a fait appel à la gendarmerie pour arrêter le maître formateur.
Pour se défendre, Algassime a présenté une page imprimée d’un prétendu échange entre Aissatou et une amie datant du mardi, cherchant à prouver que la jeune femme était consentante. Cet argument a été fragilisé par le fait que l’accusé avait lui-même joint le père de la victime pour lui faire croire qu’elle était à Pita.
La suite des débats est prévue ce vendredi 17 octobre 2025 au Tribunal de Première Instance de Labé.
Thierno Oumar Tounkara
Correspondant régional d’Africaguinee.com
A Labé
Créé le 17 octobre 2025 09:01Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes:









