Aboubacar Soumah, président du SLECG : « On ne peut pas déclencher la grève parce qu’il y a des acquis »
CONAKRY- Le président du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a réitéré la position de sa structure de ne pas déclencher une grève, alors que la porte des négociations est toujours ouverte. Ce samedi 29 novembre 2025, Aboubacar Soumah est revenu sur les raisons de sa position alors que ses camarades de la SNE et de la FSPE ont annoncé une grève générale et illimitée dès le 1er décembre 2025.
La grève, dernière arme…
Devant de nombreux enseignants réunis au siège du SLECG, le syndicaliste a affirmé que l’heure n’est pas à la grève. « La grève est la dernière arme du syndicalisme. Si tu ne connais pas ça, tu n’es pas un syndicaliste. Il faut savoir quand est-ce déclencher la grève« , a lancé Aboubacar Soumah, à l’endroit de ses paires du SNE et la FSPE.
Pourtant, plusieurs enseignants membres du SLECG ont exprimé leur volonté d’aller en grève. Ils l’ont fait savoir au siège de leur structure. Malgré tout, M. Soumah reste droit dans ses bottes.

« Nous sommes respectueux de ces principes qui régissent le fonctionnement du syndicat. C’est pour cela que personne ne peut nous entraîner. Personnellement et mon bureau exécutif, personne ne peut nous interpeller sur l’opération. La grève suit une procédure« , a répondu Aboubacar Soumah.
Suite à sa décision de ne pas aller en grève, le Slecg a néanmoins donné un ultimatum au gouvernement : le lundi 1er décembre, afin de satisfaire le reste de ses revendications. Par ailleurs, on apprend que des ministres sectoriels seront autour de la table de négociations à cet effet.
« Nous attendons le lundi. On n’a pas dit que nous ne sommes pas favorables à la grève, mais la grève, c’est la dernière arme qu’on sort lorsque toutes les voies de recours sont épuisées. C’est en ce moment, où ce sera peut-être la dernière voie de recours. Si les ministres qui ont la charge de décider nous donnent une réponse favorable, satisfaisante, il n’y aura pas de grève. Mais si, toutefois, ils nous disent qu’il faut attendre, qu’on ne peut pas supporter, c’est la phase électorale, nous allons rédiger notre avis de grève et nous allons aller en grève« , a alerté le président du Slecg.

Et’d’enchainer : « Si vous êtes en négociation et que la discussion porte, le syndicat n’a aucun droit de déclencher la grève. Nous avons les 3 points fondamentaux que nous avons réclamés. Parmi les 11 points, beaucoup ont été satisfaits. Nous avons obtenu le déblocage des salaires. De 2023 jusqu’à maintenant. Dans la salle là-bas, on a fait la remontée qu’on a exigée avant le 25. La chargée des ressources humaines d’un MEPU-A nous a présenté la statistique de remontée de toutes les régions. Dans la salle de négociation, elle nous a présenté la feuille sur laquelle ils ont fait la remontée de tous les anciens qui sont dans le cadre du blocage des salaires. Et une commission va être mise en place pour examiner pour ne pas aussi qu’on débloque quelqu’un qui n’est pas en place. Parce que le syndicat défend la vérité, la justice, les droits« , a ajouté Aboubacar Soumah.
Des oppositions d’un côté, une commission de réconciliation de l’autre
Certains membres sont stricts : aller en grève. Cela a voulu engendrer des heurts entre ceux qui souhaitent le débrayage et ceux qui décident le contraire. Cependant, Aboubacar Soumah a annoncé la main tendue du président du CNOSCG (conseil national des organisations de la société civile guinéenne), pour une réconciliation entre le Slecg, le SNE et la FSPE. Mais cela ira aussi dans le sens de conjuguer le même verbe, ne pas déclencher la grève dans une période sensible comme cette période électorale. Une rencontre est prévue demain dimanche, au siège du Cnosg à 14 heures, pour cela.
A suivre!
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 29 novembre 2025 18:02Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Ecole guinéenne, Education, Grève, syndicats









