Lutte contre la chicha à Conakry : quatre responsables d’une boîte de nuit condamnés par le TPI de Dixinn
CONAKRY- La lutte contre l’importation, la vente et la consommation de chicha se poursuit dans la capitale guinéenne. Le Tribunal de première instance de Dixinn a rendu, ce mardi 20 octobre 2026, son verdict dans le dossier concernant dix personnes interpellées dans une boîte de nuit située à Kipé, dans la commune de Ratoma.
Sur les dix prévenus jugés, six ont été relaxés pour faits non constitués, tandis que quatre autres ont été condamnés à un an d’emprisonnement assorti de sursis, au paiement d’une amende de 500 000 GNF chacun et à la confiscation définitive du matériel de chicha saisi lors de la perquisition.
Les personnes concernées étaient poursuivies pour violation de l’arrêté conjoint AC/2021/002/MC/MB/MSPC/SGG du 5 janvier 2021, qui interdit l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha en République de Guinée, ainsi que de la loi L/2012/039/CNT du 15 novembre 2012 portant réglementation du tabac et de ses dérivés.
Dix personnes interpellées dans une boîte de nuit à Kipé
Les faits remontent à la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2026. Aux environs de 3 heures du matin, des éléments de la gendarmerie nationale ont effectué une opération dans la boîte de nuit dénommée « 707 », située au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma.
Au cours de cette opération, dix personnes ont été interpellées : le propriétaire des lieux, le gérant principal, une co-gérante, trois DJs, deux serveurs, un homme et une femme, ainsi que deux techniciens de surface.
Tous ont été traduits devant le tribunal pour des faits de « commercialisation, distribution et consommation de chicha dans un lieu interdit ».
À l’ouverture des débats, les prévenus — Aboubacar Tourade Koumbassa, Saa Basile Tonguino, Ibrahima Kalil Konaté, Mohamed Camara, Mamadou Binta Diallo, Oumar Conté, Mariama Cire Baldé, Mamadou Pathé Soumah, Moussa Sylla et Alexis Kamano — ont plaidé non coupables, rejetant les accusations portées contre eux.
Le parquet demande la relaxe de six prévenus
Dans son réquisitoire, le procureur Fanka Oularé a demandé au tribunal de relaxer six des prévenus pour « infractions non constituées ».
Il s’agit d’Aboubacar Tourade Koumbassa, Ibrahima Kalil Konaté, Mohamed Camara, Mamadou Binta Diallo, Mamadou Pathé Soumah et Moussa Sylla.
En revanche, le ministère public a requis un an d’emprisonnement ferme, une amende de 500 000 GNF par personne ainsi que la confiscation des narguilés saisis contre les quatre autres prévenus : Saa Basile Tonguino, Oumar Conté, Mariama Cire Baldé et Alexis Kamano.
Quatre prévenus condamnés, six relaxés
Dans son délibéré rendu dans la foulée, le juge Ibrahima Sory Sow a suivi en partie les réquisitions du parquet.
Le tribunal a ainsi prononcé la relaxe pure et simple, pour faits non constitués, d’Aboubacar Tourade Koumbassa, Ibrahima Kalil Konaté, Mohamed Camara, Mamadou Binta Diallo, Mamadou Pathé Soumah et Moussa Sylla.
En revanche, Saa Basile Tonguino, Oumar Conté, Mariama Cire Baldé et Alexis Kamano ont été condamnés chacun à un an d’emprisonnement assorti de sursis, au paiement d’une amende de 500 000 GNF et à la confiscation définitive de l’ensemble du matériel de chicha saisi lors de la perquisition.
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 20 octobre 2026 16:28









