Perspectives de développement : Le PNUD perçoit des « indices prometteurs » en Guinée
CONAKRY – Alors que la République de Guinée s’engage dans la phase de mise en œuvre du programme « Simandou 2040 », porté par le président Mamadi Doumbouya, les perspectives économiques du pays suscitent autant d’attentes que d’interrogations. Reçu lors d’un déjeuner de presse, le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Anthony Ohemeng-Boamah, s’est montré rassurant quant au cap emprunté par la Guinée.
Interpellé par un journaliste d’Africaguinee.com, le diplomate onusien a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques et institutionnels favorables, rappelant notamment qu’en 2025, la Guinée figurait au deuxième rang des pays africains les plus attractifs en matière d’investissements directs.

« Les perspectives sont bonnes : la croissance est très élevée par rapport à d’autres pays du continent et l’attraction des investissements se confirme. Plusieurs organisations internationales ont renouvelé leur confiance envers la Guinée. La Banque mondiale vient de signer son cadre de partenariat et le Fonds monétaire international (FMI) a également accordé des crédits au pays », a-t-il souligné.
Pour le chef de file du PNUD en Guinée, ces signaux témoignent d’une trajectoire ascendante. « Ce sont des indices très parlants qui montrent que la Guinée est sur la bonne voie et que les perspectives de transformation socio-économique sont réelles. »
L’enjeu d’une croissance inclusive et partagée

Outre le retour en force des bailleurs de fonds, le représentant du PNUD a insisté sur le dynamisme du produit intérieur brut (PIB), plaçant la Guinée parmi les économies à forte croissance en Afrique subsaharienne.
Toutefois, l’institution onusienne rappelle l’importance de son rôle normatif : transformer cette performance économique en progrès social tangible.
« Quand on enregistre de la croissance, celle-ci doit être partagée. Pour la redistribuer équitablement dans un pays où la majorité de la population vit en milieu rural, il faut impérativement intégrer la protection de l’environnement et l’autonomisation des femmes à travers le soutien aux activités où elles sont fortement représentées. C’est cela qui rend la croissance véritablement inclusive, et c’est ce à quoi nous travaillons », a explicité Anthony Ohemeng-Boamah.
Capitaliser sur « Simandou 2040 » pour diversifier l’économie
Abordant le volet minier, le responsable onusien a anticipé une accélération de la croissance sous l’effet des retombées du gigantesque projet Simandou, tout en insistant sur l’impératif de la diversification.
« La Guinée va croître encore plus rapidement en raison des investissements colossaux injectés dans le secteur minier. Mais le véritable enjeu et les autorités guinéennes le rappellent régulièrement, c’est d’utiliser ces revenus miniers pour impulser une transformation structurelle », a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la vision « Simandou 2040 » repose sur cinq piliers stratégiques visant à réinvestir la rente minière dans d’autres secteurs moteurs afin de réduire la pauvreté et de bâtir une économie résiliente non exclusivement dépendante de l’extraction.
« Notre programme d’accompagnement au PNUD prend en compte ces avancées positives dans la transformation du pays. Notre appréciation globale demeure donc très favorable et nous continuerons à soutenir la Guinée dans cette dynamique », a conclu le diplomate.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 17 octobre 2026 19:05Nous vous proposons aussi
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