Risque pays : L’OCDE améliore le classement de la Guinée…
CONAKRY-La Guinée vient de marquer des points dans l’évaluation de sa crédibilité financière internationale. Selon la mise à jour officielle de la classification des risques pays publiée le 16 octobre 2026 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Guinée est reclassée de la catégorie 7 à la catégorie 6.
Cette revalorisation intervient dans le cadre de l’Arrangement sur les crédits d’exportation bénéficiant d’un soutien public de l’OCDE, une échelle d’évaluation du risque allant de 0 (risque le plus faible) à 7 (risque le plus élevé).
Une trajectoire constante d’évaluations favorables
Ce reclassement par l’OCDE vient consolider une série de décisions positives émanant des agences d’évaluation financière et des institutions internationales :
- Septembre 2025 : L’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P) attribue pour la première fois à la Guinée une notation souveraine internationale de B+ assortie d’une perspective stable.
- Mars 2026 : S&P révise la perspective associée à la note de la Guinée, la faisant passer de stable à positive, tout en maintenant la note souveraine à B+.
- 16 octobre 2026 : L’OCDE officialise le passage de la Guinée de la catégorie 7 à la catégorie 6 dans sa classification des risques pays.
Retombées et enjeux économiques

L’amélioration de la classification de risque par l’OCDE ainsi que les notations de S&P influencent directement les conditions dans lesquelles les pays et les entreprises accèdent aux financements bancaires et aux crédits d’exportation garantis à l’international.
Concrètement, selon le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cette réévaluation implique :
- Une baisse des primes de risque : Une amélioration de catégorie entraîne généralement une réduction du coût de la couverture des crédits d’exportation accordés par les institutions financières internationales.
- Un renforcement de l’attractivité des investissements : L’amélioration des indicateurs macroéconomiques et de la gouvernance financière offre une plus grande lisibilité aux investisseurs étrangers et aux partenaires au développement.
- Un soutien aux projets structurants : Ces conditions financières plus favorables s’inscrivent dans le cadre du financement des grandes infrastructures nationales, notamment les projets liés au programme stratégique Simandou 2040.
Selon les orientations gouvernementales, ces acquis doivent permettre d’orienter les flux de capitaux vers les secteurs productifs, le soutien au tissu entrepreneurial local et la création d’emplois.
Focus Africaguinee.com
Créé le 17 octobre 2026 19:55Nous vous proposons aussi
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