Fonction publique : François Bourouno engage la révision des statuts de 4 secteurs clefs

CONAKRY- Dépoussiérer des textes parfois vieux de près de vingt ans pour bâtir une administration moderne, équitable et performante : tel est le cap fixé par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. Ce mercredi 6 octobre, le ministre Faya François Bourouno a officiellement ouvert les travaux de l’atelier de relecture et d’actualisation des statuts particuliers de plusieurs corps d’élite de l’État guinéen.

Réunis dans un complexe hôtelier de Conakry, les participants planchent sur la refonte des cadres réglementaires de quatre corps.

  • Les greffiers
  • Les personnels de l’éducation
  • Les personnels de santé
  • Les administrateurs territoriaux

Adapter la réglementation aux réalités du terrain

Rappelant l’enjeu capital de ces Assises, le conseiller juridique du département et facilitateur de l’atelier, Yamoussa Nana Camara, a souligné le rôle clé des statuts particuliers dans la trajectoire professionnelle des agents publics :

« Les statuts particuliers constituent le cadre juridique qui permet de prendre en compte les spécificités propres aux différents corps de fonctionnaires. Ils précisent notamment les conditions de recrutement, le déroulement des carrières, la définition des emplois ainsi que les droits et devoirs propres à chaque métier.

L’évolution des missions de l’État, la transformation de l’administration et l’émergence de nouvelles compétences rendent impérative l’actualisation de ces textes », a-t-il déclaré.

L’objectif de cet atelier est de déceler les dispositions obsolètes ou ambiguës, harmoniser ces textes avec le Statut Général des agents de l’État et préserver les spécificités de chaque profession.

Une exigence de justice et de performance

Pour le ministre Faya François Bourouno, une administration moderne repose d’abord sur des règles du jeu claires et un cadre de carrière cohérent.

« Une administration performante et au service du citoyen repose sur des agents bien recrutés, bien formés, correctement encadrés et bénéficiant d’un parcours équitable. Le statut général défini par la loi L/2019/027 constitue notre socle commun. Cependant, la diversité des missions de l’État exige une déclinaison adaptée à chaque cadre unique et à chaque corps », a souligné le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique.

L’urgence de dépoussiérer des textes caducs

Le ministre a pointé du doigt l’urgence de la situation en rappelant l’ancienneté de certains textes encadrant toujours le quotidien des agents :

Corps concernéAncienneté du statut actuelConstat
Éducation2006 (20 ans d’écart)Déphasage total avec les évolutions pédagogiques et numériques
Santé2008 (18 ans d’écart)Inadapté aux nouveaux enjeux de santé publique
Justice (Greffiers)2016 (10 ans d’écart)Nécessité d’un alignement avec les exigences judiciaires actuelles

Revoir ces statuts -ou en créer de nouveaux lorsque cela s’impose-, c’est avant tout rétablir une justice sociale et professionnelle au sein de la fonction publique. Comme l’a martelé le ministre en conclusion : sans cette équité, la modernisation de l’administration reste vaine.

Dansa Camara DC

Pour Africaguinee.com

Créé le 7 octobre 2026 20:14

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