Différend frontalier Guinée-Sierra Leone : Voici ce que recommande la CEDEAO…
CONAKRY- La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fait une demande particulière aux autorités guinéennes sur le dossier lié au différend frontalier de Yenga.
Réunis en sommet ordinaire le 19 juillet 2026 à Freetown, les dirigeants ouest-africains ont invité Conakry à procéder au retrait de ses troupes des zones de Yenga, à la frontière avec la Sierra Leone, et de Lofa, à la frontière avec le Libéria.
Le bloc régional a salué les efforts consentis par Conakry et Freetown en faveur de l’apaisement, se félicitant notamment de la réouverture partielle de la frontière de Yenga, longtemps restée au cœur des crispations entre les deux pays. Mais la CEDEAO estime que cette mesure doit être accompagnée par d’autres actions concrètes pour consolider la désescalade.
« La Conférence félicite les autorités de la Sierra Leone et de la Guinée pour la réouverture partielle de la frontière de Yenga, et exhorte en outre les autorités guinéennes à retirer intégralement leurs troupes des zones de Yenga et de Lofa, conformément au Communiqué tripartite du 16 mars 2026, dans le cadre de l’Union du Fleuve Mano (UFM), et à continuer de privilégier des solutions diplomatiques pour le règlement des différends frontaliers », indique le communiqué final adopté à l’issue du sommet.

Au-delà de cet appel adressé à la Guinée, la CEDEAO entend accélérer le processus de règlement définitif des contentieux frontaliers dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest. À cet effet, la Conférence a instruit la Commission de la CEDEAO d’accélérer l’évaluation technique déjà engagée sur les différents points de friction actuels et potentiels le long des frontières Guinée-Libéria, dans la zone de Lofa, et Guinée-Sierra Leone, à Yenga.
L’organisation régionale demande également à sa Commission de formuler des recommandations susceptibles d’aboutir à un règlement amiable et durable de ces différends, tout en poursuivant une collaboration étroite avec le Secrétariat de l’Union du Fleuve Mano, l’Union africaine, le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) ainsi que les autres partenaires impliqués dans ce processus.
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 21 juillet 2026 14:02Nous vous proposons aussi
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