Procès en appel d’Oyé Guilavogui : 10 ans de prison, 50 milliards GNF d’amende et un mandat d’arrêt requis par le parquet spécial
CONAKRY – Le procès en appel de l’ancien ministre des Postes et Télécommunications, Oyé Guilavogui, poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour détournement présumé de deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment de capitaux, a connu une nouvelle évolution.
Lors de l’audience de ce mercredi, le parquet spécial près la CRIEF a requis une peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 50 milliards de francs guinéens contre l’ancien ministre du régime d’Alpha Condé. Le ministère public a également demandé à la Cour de décerner un mandat d’arrêt à son encontre.
Le verdict est attendu le 1er juillet 2026.
Ancien ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique sous l’ère Alpha Condé, Oyé Guilavogui est appelé à justifier, entre autres, la gestion des fonds suivants :
- 50 millions de dollars américains destinés à la relance de la SOTELGUI ;
- 300 millions de dollars américains pour le projet Backbone ;
- 10 milliards de francs guinéens pour un projet de reboisement, alors qu’il était ministre de l’Environnement ;
- 94 milliards de francs guinéens au titre de l’exercice budgétaire 2020 ;
- 17 milliards de francs guinéens au titre de l’exercice budgétaire 2021.
Placée en détention en avril 2022 avant d’être hospitalisé pour des raisons de santé, Oyé Guilavogui avait été autorisé, le 30 octobre 2023, à quitter la Guinée pour recevoir des soins à l’étranger en raison de douleurs abdominales et d’infections urinaires.
Depuis son départ, l’ancien ministre de l’Environnement et des Eaux et Forêts n’est pas revenu en Guinée.
Dossier à suivre
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
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