Grâce présidentielle : Ousmane Gaoual Diallo apporte des précisions sur le cas Aliou Bah

CONAKRY– Six mois après la confirmation de la victoire du Président Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle, l’espoir d’une libération rapide d’Aliou Bah semble se heurter aux réalités des procédures judiciaires. Alors que le porte-parole du Gouvernement avait publiquement exprimé, au lendemain du scrutin, son souhait de voir le leader du parti MoDeL (Mouvement Démocratique Libéral) bénéficier d’une grâce présidentielle, l’opposant — condamné à deux ans d’emprisonnement — demeure toujours en détention.

Interrogé par notre rédaction sur ce statu quo, Ousmane Gaoual Diallo a clarifié les mécanismes qui régissent la clémence présidentielle. Selon lui, la volonté politique ou les souhaits personnels ne suffisent pas ; l’activation de ce levier constitutionnel obéit avant tout à un formalisme juridique rigoureux.

« L’obtention d’une grâce présidentielle répond à un certain nombre de procédures et de démarches », a rappelé le ministre porte-parole du Gouvernement.

Revenant sur sa propre prise de position post-électorale, il a précisé la nature de sa démarche, tout en renvoyant la balle dans le camp de l’entourage du détenu.

« Pour ma part, j’ai exprimé une position personnelle, en tant que citoyen connaissant bien Aliou Bah. Mais une telle démarche implique également d’autres acteurs, notamment ses avocats, sa famille ou encore ses proches. La question est de savoir si ces démarches ont été effectivement engagées ou non. Je ne dispose pas d’informations précises à ce sujet », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.

Pour le porte-parole du Gouvernement, il est donc prématuré de parler d’un blocage au sommet de l’État tant que la preuve d’une demande formelle n’est pas établie.

« Pour parler d’un refus ou d’un retard, encore faudrait-il que le processus ait été formellement enclenché. Or, je ne suis pas en mesure de dire aujourd’hui si tel est le cas », soutient-il.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, le détenu pourrait envisager lui-même à faire le premier pas. « Aliou Bah lui-même peut entreprendre cette démarche. Ses avocats, ses proches ou toute autre personne habilitée peuvent également solliciter la clémence du chef de l’État. Pour ma part, c’est sur ce terrain que je continue de plaider », a indiqué.

Africaguinee.com

Créé le 7 juin 2026 11:38

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