Guinée : La CPI clarifie ses attentes vis-à-vis des autorités…
CONAKRY – Le Procureur adjoint de la Cour Pénale Internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang, a achevé ce mercredi une visite de 48 heures en Guinée. C’est son sixième déplacement à Conakry. Le dernier voyage de ce haut magistrat de la Haye à Conakry remonte il y a seulement cinq mois.

Mais la récente visite effectuée du 20 au 22 avril, a une saveur particulière. Car elle intervient dans un contexte judiciaire charnière, marqué par la longue attente de l’ouverture du procès en appel des événements du 28 septembre 2009 et le décès il y a quelques semaines d’un acteur central du dossier, Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba ».
Malgré ce dernier développement, la CPI continue de privilégier le principe de complémentarité, laissant à la justice guinéenne la primauté de l’action tout en gardant un œil vigilant sur le calendrier. Face aux autorités guinéennes, Mame Mandiaye Niang n’a pas caché les attentes de célérité de la CPI, conformément au mémorandum d’accord signé en 2022.
« Nous avons eu à tenir un certain nombre de discussions avec les autorités pour nous assurer que la phase d’appel va se tenir. Il y a le deuxième volet du procès aussi qui vient de connaître d’autres développements. Nous avons parlé avec les autorités pour nous assurer que ce deuxième volet-là va se tenir », a déclaré le Procureur adjoint.

Malgré les obstacles logistiques ou les imprévus procéduraux, le parquet de La Haye insiste sur la nécessité de fixer des échéances claires. Pour la CPI, il est important de maintenir une dynamique constante et transparente.
« Il est important que les différentes phases soient tenues avec transparence, y compris dans les délais(…)», indique M. Niang, ajoutant que la CPI attend à ce que la Guinée soit à la mesure de ses responsabilités.
A suivre!
Africaguinee.com
Créé le 22 avril 2026 22:30Nous vous proposons aussi
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