[IMG1]Mme Barry Hawa Camille Camara ,journaliste à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne(RTG) et son époux ont été victimes d’agression alors qu’ils se rendaient à l’aéroport de Conakry. L’incident s’est déroulé sur la Transversale No 2, précisément au niveau du Château d’eau, le 3 novembre dernier vers 4h du matin.
Sur les circonstances de ce braquage, madame Barry explique : « Cette attaque est survenue le samedi 03 novembre 2007 par 3 hommes dont 1 armé d’un pistolet. En effet, il était environ 4H10 du matin sur la route qui mène à l’aéroport, à la hauteur du passage à niveau de Gbessia, dit “château d’eau”. Nous y sommes arrivés au moment où les barrières de sécurité étaient baissées pour le passage du train minéralier. Profitant de l’arrêt de notre véhicule les assaillants nous ont intimés l’ordre d’ouvrir la portière, en menaçant de nous tuer. Nous avons obéis en ouvrant la portière. Celui qui détenait le pistolet a ensuite demandé de l’argent, au cas échéant ils nous tueraient, son arme braquée sur ma tempe. L’assaillant armé continuait de menacer et devenait de plus en plus nerveux. C’est alors que mon époux est descendu de la voiture, il s’est interposé entre nous en leur demandant de ne pas tirer sur nous.J’ai alors repris mon sang froid et leur ai lancé mon sac à main. Ils sont ensuite pris la fuite en emportant le téléphone portable de mon époux.Ce sac à main contenait essentiellement tous mes documents de voyage :passeport, billet d’avion Air Sénégal, mon avance de voyage de 2.500 $ (deux mille cinq cent dollars) et quelques francs guinéens et CFA, des bijoux en or, mon téléphone portable de marque NOKIA et d’autres objets divers ».
Rappelons que Mme Barry Hawa Camille Camara, journaliste à la RTG et coopérant à PlanGuinée se rendait en mission à Ouagadougou via Dakar par le vol Air Sénégal, pour lequel les passagers étaient convoqués ce jour à 4 heures du matin.
« Dès après l’attaque, nous nous sommes rendus à l’aéroport pour informer la compagnie Air Sénégal et faire une déclaration au poste de police de l’aéroport de Gbessia. J’ai également fais une déposition à la BAC No.1 , (Brigade Anti Criminalité) de la T 2 à Koloma et au Commissariat central de Ratoma, sis sur la T 3 à Nongo. Il m’a été délivré une attestation de perte avec un agent de sécurité pour plus de précautions, notamment à Conakry où l’insécurité devient de plus en plus notoire » nous confie notre consoeur en larme qui vient d’échapper de justesse à une mort cruelle.
D’ailleurs, elle ne tardera pas de le reconnaître : « Mon époux et moi avons échappé de justesse au pire. Nous nous en remettons à la volonté divine. Grâce à notre foi, à votre compassion et soutien des collègues, parents, amis, connaissances, voisins, nous surmontons progressivement le traumatisme subi ».
Ainsi qu’on le voit, l’insécurité reste toujours d’actualité en Guinée, notamment dans la capitale Conakry où chaque jour qui passe enregistre soit une attaque mortelle, soit le braquage du domicile d’un citoyen. A noter d’ailleurs que Hawa Camille est la troisième victime d’attaque à mains armées en l’espace d’un mois.
A. Makissa Diallo
Source:Le diplomate
Africaguinee.com
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  Rubrique: Faits divers  date: 08-Nov-2007 ŕ 00:15:33  Partager:   :  |