
CONAKRY-Le conseil national de la communication vient de lever la suspension temporaire de « toute émission, ou tout article relatif à l’attentat contre la vie du Chef de l’Etat, ainsi que toute émission interactive à caractère politique en français et dans toutes les langues nationales sur toute l’étendue du territoire. » , a constaté Africaguinee.com.
Cette décision du CNC intervient après une vive condamnation des associations de presse guinéenne dont le Réseau des Médias sur Internet de Guinée(REMIGUI).
D'après la présidente du CNC, Mme Martine Condé,cette décision de lever la suspension a été prise sous "aucune pression". " Nous avions pris la décision (d'interdiction) de façon souveraine, et nous l'avons levée de façon souveraine. Nous voulions éviter des débordements, parce que beaucoup de personnes se sont plaintes chez nous", a-t-elle déclaré, sans plus de détails.
Par ailleurs, la France a adressé jeudi un sévère rappel à l'ordre au président guinéen Alpha Condé, en lui demandant de ne pas entraver la liberté de la presse.
"Nous sommes préoccupés par la liberté des médias en Guinée. L'attentat contre le président Condé ne doit pas justifier des restrictions aux libertés fondamentales", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a publié jeudi un rapport dans lequel elle demande au président Alpha Condé "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des médias".
Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 28-Jul-2011 à 23:23:24  Partager:   :  |