
OUAGADOUGOU - Cinq cent soixante-six militaires burkinabè ont été radiés après les mutineries qui ont éclaté à travers le pays entre mars et juin, a annoncé jeudi le chef d'état-major de l'armée, le général Nabéré Honoré Traoré.
Lors d'une réunion fin juin sur les cas des militaires indisciplinés, l'ensemble de la hiérarchie militaire a proposé la résiliation du contrat d'engagement de 566 militaires pour faute contre l'honneur avec incitation au désordre, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Il ne s'agit que d'une première liste, a-t-il précisé. L'effectif de l'armée du Burkina est estimé à quelque 12.000 hommes.
Un total de 119 radiés font partie des 222 militaires faisant l'objet de poursuites judiciaires pour révolte, rébellion, désertion, pillages et destructions et vol qualifié, a-t-on appris auprès de la justice militaire.
Les sanctions servent d'exemple, a estimé le général Traoré. Elles constituent un signal fort à l'attention de la communauté nationale quant à la volonté des forces armées nationales de demeurer toujours une armée républicaine, respectueuse des lois et intimement liée à la nation.
Quelques personnes irresponsables sans vocation militaire réelle ne doivent pas en imposer à l'institution, a-t-il lancé, imputant les mutineries à des problèmes de formation, de commandement et de recrutement.
Tous les chefs de corps ont reçu des instructions pour qu'aucun des éléments radiés ne devienne une source d'insécurité pour la population. Nous avons pris toutes les dispositions pour cela, a assuré le chef d'état-major.
Le général Traoré avait été nommé à la tête de l'armée en avril après que le mouvement de contestation avait gagné la garde présidentielle même, forçant le président Blaise Compaoré à brièvement quitter Ouagadougou.
Entre mars et juin, le régime Compaoré, en place depuis 1987, a été confronté à une crise sociale sans précédent, marquée par des contestations nombreuses, en particulier des mutineries.
Aucune nouvelle mutinerie n'est survenue depuis qu'une protestation de militaires, accompagnée de pillages massifs, a été matée début juin dans la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest).
AFP |
  Rubrique: News Afrique  date: 16-Jul-2011 à 10:14:31  Partager:   :  |