Detail de la News
Justice: "ils ont torturé mes gardes pour m'accuser d'envoyer une rébellion en Guinée...", révèle Ce
CONAKRY- Quelques jours seulement après la condamnation de quelques uns de ses militants dont Mme Yarie Briqui le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a rencontré vendredi les hommes de médias a constaté Africaguinee.com.
Accompagné de plusieurs responsables de son parti dont Bah Oury et Dr Fodé Oussou Fofana, Elhadj Cellou Dalein Diallo a dans un premier temps d’abord expliqué les circonstances de son retour à Conakry après un long séjour à l’étranger. Il s’est dit très frustré que les nouvelles autorités du pays lui aient réservé un accueil pareil « Dans tous les pays où j’ai été après la publication des résultats définitifs par la cour suprême j’ai toujours été bien accueilli par nos compatriotes vivant à l’étranger avec l’accord préalable des autorités de ces pays. J’étais donc très choqué que je sois accueilli dans mon pays par des gaz lacrymogènes et même des balles réelles ».
L’ancien premier ministre sous le régime du Général Lansana Conté reviendra ensuite sur le dossier de ses militants condamnés cette semaine par les tribunaux de première instance de Dixinn et de Mafanco. Pour lui il s’agit d’un procès politique pour tenter de faire taire ses partisans. Elhadj Cellou Dalein Diallo exprimera ensuite son regret que la démocratie régresse selon lui « Le comportement de la justice a indigné tous ceux qui sont pour la défense de la démocratie. C’est un procès politique que mes militants ont subis. On se permet de condamner de pauvres citoyens alors que certains assassins comme ceux qui ont tué Zakariaou Diallo ne sont jamais inquiétés ». dira Elhadj Cellou en montrant la balle qui a tué ce dernier.
« Nous sommes extrêmement choqués que ça soit à l’avènement d’un professeur de droit à la magistrature suprême de notre pays et un ancien bâtonnier de l’ordre des avocats qui est le ministre de la justice qu’on assiste à un recul de la démocratie pour laquelle on s’est toujours battu » rajoutera t-il.
Avant de terminer son intervention l’ancien candidat à la présidentielle du 7 novembre dernier se dira très peiné de la situation de ses anciens gardes rapprochés et des 7 mineurs qui sont toujours détenus à la maison centrale de Conakry sans aucun jugement. Selon lui les militaires et ses anciens gardes civils auraient subie toute sorte de tortures pour avouer des faits insensés « Ces militaires et civils sont comme des membres de ma famille. On a fait toute la guinée ensemble puisque ce sont eux qui assuraient ma protection. On les a torturés à la prison pour qu’ils disent dans leurs dépositions que j’ai envoyé la rébellion au pays. Ce qui me fait pitié d’avantage ce sont ces 7 enfants âgés seulement de 10 à 12 ans et qui sont toujours détenus à la sûreté de Conakry ».
Cependant Cellou Dalein Diallo dira qu’il ne se laissera pas faire. Et sur ce il entend usé de tous les moyens légaux pour continuer le combat politique tout en excluant pas le droit de manifester « Nous allons d’abord faire appel sur toutes les condamnations qu’il y a eu en espérant que le droit sera dit à la cour d’appel. Nous allons user de tous les moyens que nous confère la loi. Le droit de manifester aussi la loi nous le confère » ajoutera Cellou Dalein Diallo.
Il reviendra ensuite à Mètre Boubacar Barry chef du collectif des avocats de l’UFDG d’expliquer aux hommes de plume des circonstances dans lesquelles les différents procès se sont déroulés. Pour cet homme de droit l’objectif de ce jugement est de « muselé les responsables politiques de l’UFDG » pour les empêcher de se mouvoir. Mais il précisera tout de même que ces condamnations n’empêcheront pas les responsables de ce parti de ses présenter aux prochaines élections législatives.
A noter qu’au tribunal de Mafanco le juge avait en tout 19 dossiers dont celui de Yarie Biriqui. Parmi ces personnes 10 ont été condamnées avec sursis avec un million d’amende, 7 condamnés à un an de prison ferme et 2 autres qui ont été libérées.
Au tribunal de Dixinn quant à lui il y a eu 17 condamnés avec sursis et 17 détenus libérés.
SOUARE Mamadou Hassimiou
Pour AFRICAGUINEE.COM
 
Rubrique:
Politique 
date:
16-Apr-2011 ŕ 10:45:29 
Partager:
 
:
The Nun'S copyright -- design by Nun'S