
PARIS-Alain Juppé a déclaré que Laurent Gbagbo "vit ses derniers jours de chef d'Etat" de Côte d'Ivoire" estimant qu'il est "acculé au départ" et "totalement isolé".
Pour le ministre des Affaires étrangères "son entêtement est aujourd'hui criminel, il doit partir". "La pression unanime qui s'exerce sur [Laurent Gbagbo] va désormais le contraindre au départ, c'est ce que nous souhaitons".
Laurent Gbagbo quant à lui, son entourage assure qu'il se trouve avec sa famille dans sa résidence de Cocody et qu'il n'a nullement l'intention d'"abdiquer", précise LeMonde.fr.
Tirs Ă l'arme lourde
A Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, la situation est toujours très tendue. Après une journée d'affrontements intensifs vendredi, les tirs à l'arme lourde ont repris samedi matin autour des derniers bastions tenus par les combattants pro-Gbagbo, indique Le NouvelObs.com.
Des tirs de mortiers notamment ont été entendus dans le quartier du palais présidentiel. Les forces d'Alassane Ouattara (président reconnu par la communauté internationale) rencontreraient une résistance farouche de la part des militants pro-Gbagbo.
L'assaut "ne saurait tarder"
Vendredi, le gouvernement Gbagbo avait affirmé avoir repoussé l'offensive du camp adverse sur ses dernières positions. Mais samedi le porte-parole du ministère de la Défense d'Alassane Ouattara, a rétorqué que "l'offensive n'a pas encore commencé", explique LeFigaro.fr. "Cela ne saurait tarder. Nous prenons des dispositions pour affaiblir l'ennemi avant de monter à l'assaut", a-t-il précisé.
Environ 1.400 ressortissants français et d'autres nationalités ont été regroupés samedi matin dans le camp militaire français de Port-Bouët, non loin de l'aéroport d'Abidjan.
"Au moins 800 morts"
Des informations font état de massacres à grande échelle commis récemment dans l'ouest du pays. "Au moins 800 personnes" ont été tuées mardi 29 mars lors de violences intercommunautaires à Duékoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, a dit à Genève le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), cité par L'Express.fr. Le gouvernement du président Alassane Ouattara a affirmé samedi avoir découvert "de nombreux charniers" dans l’Ouest du pays, accusant les partisans de Laurent Gbagbo d'en être responsables. Par ailleurs, 330 personnes ont été tuées en début de semaine à Duékoué selon la mission de l'ONU sur place.
Source:le post.fr |
  Rubrique: News Afrique  date: 02-Apr-2011 ŕ 22:52:15  Partager:   :  |