Detail de la News

Elections présidentielles:Les léonais attendent leur nouveau Président


[IMG1]Les léonais étaient dans l'attente dimanche des premiers résultats significatifs du second tour, très ouvert, de l'élection présidentielle qui s'est déroulée samedi dans le calme malgré des tensions au début du dépouillement des bulletins de vote.

Aucun incident n'a été signalé durant la nuit dans ce pays d'Afrique de l'ouest encore traumatisé par une décennie (1991-2001) de guerre civile, l'une des plus atroces de l'histoire contemporaine. La conflit a fait 120.000 morts et ruiné le pays, aujourd'hui classé le deuxième plus pauvre au monde.

Les premiers résultats significatifs sont attendus lundi.

Les forces de l'ordre ont levé des barrages érigés samedi soir dans la capitale Freetown et dans le deuxième ville du pays, Bo, pour fouiller les véhicules à la recherche d'éventuelles armes. Des patrouilles vont toutefois se poursuivre dans les prochains jours.

"Il n'y a pas de raison de s'alarmer. Le pays entier est calme", a indiqué à l'AFP un haut responsable de la police Richard Moigbeh. Il a toutefois précisé qu'un couvre-feu dans le district très volatile de Kailahun (sud), imposé ces derniers jours, demeurait en vigueur.

Quelque 2,6 millions d'électeurs ont choisi un successeur à Ahmad Tejan Kabbah, au pouvoir depuis dix ans et qui ne pouvait pas se représenter pour un troisième mandat.

Le candidat de l'opposition, Ernest Koroma, 53 ans, du Congrès de tout le peuple (APC) a affronté Solomon Berewa, 69 ans, vice-président sortant et candidat du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, au pouvoir).

M. Koroma était arrivé en tête au premier tour du 11 août avec 44,3% des suffrages, contre 38,3% à M. Berewa. Quelque 100.000 voix séparaient les deux hommes.

L'opposant a bénéficié du soutien affiché de Charles Margai, arrivé troisième avec un score de 13,9%.

Samedi, les deux candidats avaient fait monter la tension en affirmant que des irrégularités avaient été commises, portant essentiellement sur l'absence de leurs représentants dans quelque bureaux de vote.

Mais dimanche, le ton était nettement moins belliqueux. "D'une manière générale, nous sommes satisfaits de la manière dont le vote a eu lieu", a ainsi indiqué à l'AFP le secrétaire-général du parti au pouvoir, Jusu Saffa.

"Mais nous avons des inquiétudes à propos de nos représentants qui ont été battus et extraits de force de plusieurs bureaux de vote par l'APC (principal parti d'opposition) en connivence avec la police", a poursuivi M. Saffa.

Selon lui, les représentants du parti au pouvoir n'ont pu surveiller les opérations de vote dans 50 des 6.150 bureaux.

De son côté, le parti de M. Koroma, l'APC, s'est déclaré dimanche satisfait des conditions du scrutin, même si ses représentants n'ont pu se déployer dans certaines parties du district de Kailahun (est), un des bastions du SLPP.

"Nous sommes contents, nous sommes en train de gagner", a lancé le porte-parole du parti, Alpha Kanu.

Les observateurs internationaux ont jugé que le scrutin s'était déroulé d'une manière "pacifique et ordonné" après une campagne marquée par des intimidations et des violences ayant fait une trentaine de blessés.

Le climat d'après-scrutin "va dépendre de la manière dont les responsables de la commission électorale vont donner les résultats officiels", a souligné Chris Fomunyoh, chef de la mission d'observation de l'ONG américaine National Democratic Institute.

De nombreuses observateurs s'attendaient dimanche à une montée progressive de la tension avec la publication des premiers résultats.

Le dépouillement se faisait localement, dans les bureaux de vote, puis les résultats devaient être transmis au bureau central de collecte de la Commission électorale à Freetown.

La transmission des résultats dans la capitale prend plusieurs jours en raison du mauvais état des infrastructures de transports.

Africaguinee.com
Source:AFP

  Rubrique: News Afrique  date: 09-Sep-2007 à 16:52:27  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S