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Droits de l'Homme: l'autonomie du Sahara discutée à Genève





GENEVE-"Autonomie comme forme d’exercice du droit à l’autodétermination", c'est sur ce thème que plusieurs militants des droits de l'homme ont discuté lundi au palais des Nations Unies à Genève, pour trouver une solution à la crise sur le Sahara, a constaté Africaguinee.com.

Pour le Pr Lahcen Haddad, universitaire et militant des droits de l'Homme,l'autonomie est une solution pratique très utilisée pour résoudre les conflits. Selon lui, "les menaces de fragilisation des Etats ainsi que les menaces terroristes, rendent l’autonomie comme une approche de plus en plus utilisée pour résoudre les conflits".

"L’autonomie avancée proposée par le Maroc semble répondre aux attentes des parties car elle augure une situation de gagnant-gagnant tout en préservant les droits des sahraouis et l’intégrité territoriale du Maroc. Elle permet aussi de résoudre le problème des personnes vivant à Tindouf où leurs droits sont bafoués depuis les années 70.", a-t-il ajouté.

L'autre intervenant, Miguel Angel Puyol Garcia, président du Centre d'Etudes Hispano-marocaines, a salué l'initiative marocaine pour l'autonomie du Sahara. Le juriste espagnol a évoqué l'expérience de son pays dans le cadre de la monarchie constitutionnelle qui offre une large autonomie aux régions espagnoles. "L’autonomie permet un gouvernement local qui a des pouvoirs pour développer les idéaux de chaque région comme c’est le cas en Espagne où diverses langues coexistent. Au Maroc, il existe une démocratie qui n’existe pas dans les camps de Tindouf.", a déclaré M. Garcia qui a promis d'œuvrer davantage pour soutenir les populations de Tindouf.

M. Hamdi Cherifi, président de l'ONG " Al Intimae pour le développement des droits de l'homme et la cohabitation " de Laâyoune,a de son côté souligné l'harmonie qui existe entre le projet d'autonomie proposée par le Maroc et le respect des droits de l'Homme réclamés par les populations Saharaouis.Selon lui, le projet d'autonomie proposé par le royaume chérifien est une garantie pour le respect des droits des populations du Sahara et offre une opportunité pour la gestion locale de ce territoire, dans le respect de l'intégrité du Maroc.

Autre sujet évoqué lors de ce débat, c'est le sort des populations de Tindouf qui, selon Mme Hajbouha Zoubeir, membre de l'Union de l'action féminine (UAF),doit attirer l'attention de la communauté internationale. Selon ces termes, "ces populations ne bénéficient d'aucun droit dans ces camps gérés par le Polisario". Elle a évoqué le cas de Mostapha Salma Ould Sidi Mouloud emprisonné récemment par le Polisario avant d'être libéré sous la pression internationale.M. Salma avait défendu le projet d'autonomie proposé par le Maroc, malgré les menaces du Polisario. Mme Zoubeir a estimé qu'il existe "un fossé entre les populations saharouies vivant dans les provinces du sud et celles de Tindouf qui ne bénéficient d'aucun droit".Elle a soutenu le projet d'autonomie, comme solution réaliste pour résoudre ce conflit et mettre fin au drame humanitaire de Tindouf.

Enfin, Moulay Ahmed Mgizlate, membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS),a évoqué l'engagement de S.M.le Roi Mohamed VI en faveur des réformes pour une gestion autonome des régions y compris le Sahara. Il a souligné le réalisme du projet d'autonomie proposé par le Maroc dans le cadre du respect des droits et des traditions saharaouies.

A noter que cette conférence débat qui a été organisée par l'International Démocratique Centre et l'Union de l'Action Féminine, s'est déroulée en marge des travaux de la 16ème session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU à Genève.

Ismael Barry
Pour Africaguinee.com




  Rubrique: News Afrique  date: 15-Mar-2011 ŕ 12:58:15  Partager:   :

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