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Violations de droits de l'Homme en Guinée: L'OGDH dénonce le silence des autorités !


CONAKRY- L’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme a dénoncé ce vendredi le silence des autorités face aux nombreux crimes qui ont été commis dans le pays ces dernières années a constaté Africaguinee.com.

D’entrée de jeu le président de l’organisation a tout d’abord fait un bref rappel des nombreuses exactions qui ont été commises sur les populations pendant les élections dans les villes de Siguiri, Kouroussa où des citoyens avaient été chassés à cause de leur appartenance politique ou ethnique.

Thierno Madjou Sow est ensuite revenu sur les douloureux évènements du 28 septembre qui avaient fait selon l’ONU plus de 150 victimes. Là également le président de l’organisation de défense des droits de l’homme a fustigé le silence des autorités mais aussi des leaders politiques avant de prévenir que si des sanctions ne sont pas prises de tels actes ne cesseront jamais.

De son côté un des avocats de la partie civile dira que les trois juges qui avaient été commis de mener des enquêtes sur les évènements du 28 septembre n’avaient pas les mais libres « Les trois juges nous ont clairement expliqué qu’ils travaillaient avec la FOSSEPEL. Donc nous estimons qu’ils ne peuvent faire un travail sérieux dans de telle situation ».

Me Hamidou Sow insistera surtout sur le fait que les coupables ne doivent selon lui bénéficier d’aucune « amnistie ».

Pour sa part la présidente de l’association des victimes du 28 septembre expliquera l’impérieuse nécessité pour les nouvelles autorités du pays à prendre leur responsabilité en rendant justice « Il faut que la justice soit rendue au plutôt puisque les victimes meurent, les témoins aussi disparaissent et les coupables eux continuent toujours à vivre librement et pire encore ils sont toujours élevés en grade » regrette Mme Asmaou Diallo.

A rappeler que selon la commission d’enquête internationale plusieurs officiers supérieurs de l’armée guinéenne seraient impliqués dans ce tragique évènement. Il s’agit notamment de l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara et le colonel Moussa Thiéboro Camara.

La cour pénale internationale avait récemment manifesté le désir de se saisir du dossier à cause du manque de résultat de la justice guinéenne.

En témoigne par exemple la visité récente de la procureur adjointe de la CPI Mme Ben Souda.

Le chef de l’Etat guinéen avait quant à lui promis tout au long de sa campagne électorale la création d’une commission « Vérité Réconciliation » afin que les guinéens puissent se pardonner.

Mamadou Camara

Pour AFRICAGUINEE.COM




  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 12-Mar-2011 ŕ 12:09:48  Partager:   :

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