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Affaire Mariame Souaré:"Il ne s’agit pas d’un suicide, ni d’un homicide",dixit Christophe Zawadzki,p
[IMG1]Dans le cadre de l’enquête sur la mort mystérieuse de Mariame Souaré, nous avons joint au téléphone, le porte parole de la police genevoise qui s’est saisi de l’affaire.Christophe Zawadzki nous livre ici la version de la police…Exclusif !!!
Africaguinee.com : Bonjour. Plusieurs témoins ont affirmé que la chute présumée de la victime est liée à la présence de la police dans l’appartement de la victime à 3heures du matin. Qu’en pensez vous ?
Christophe Zawadzki :Alors ce qui se passe vers 2heures et demi du matin, la cousine ( NDLR :Aicha Diallo, dans la nuit de vendredi à Samedi) a eu un accrochage avec sa voiture et une moto. Elle a quitté les lieux. Suite à cela, les gens ont appelé la police, les policiers ont relevé la plaque d’immatriculation de sa voiture qui les ont conduit à l’adresse de son domicile au 14 rue de Miléant. Ils sont allés vers trois heures du matin à son domicile, ils ont sonné à la porte mais personne n’a répondu. Ensuite, ils ont remis dans la boîte aux lettres, une convocation pour cette affaire comme nous procédons d’habitude. Le matin vers 6 heures, Aicha Diallo est rentré à la maison, mais elle n’a pas pu mettre sa clé puisqu’il y avait une clé à l’intérieur ; donc l’appartement était fermé de l’intérieur. Ils ont ensuite appelé un serrurier et un de leurs amis. Tous les trois ont pénétré dans l’appartement et ils ont constaté qu’il était vide. Lorsqu’ils se sont penché sur le balcon, ils ont constaté que sa cousine,Mariame Souaré était contre le mur cinq étages plus bas.
Nous avons ensuite envoyé la brigade criminelle,la police scientifique et il ressort des différents enquêtes, des témoignages(concierge et voisin), que la victime ,pour des raisons que nous ignorons a voulu passé d’un balcon à un autre, qu’elle a glissé le long du mur des cinq étages. Donc il est clairement défini d’après les médecins légistes qu’il s’agit d’un accident .Il ne s’agit pas d’un suicide, ni d’un homicide.[IMG2]
Avant de quitter les lieux, la police était –elle au courant de la chute présumée de la victime ?
Absolument pas. Parce que les policiers ont frappé à la porte, mais la porte était fermée. Donc, on n’ouvre pas pour un dégât matériel, on met une convocation précisant à la personne de prendre contact avec le poste police du quartier pour un accident ou une affaire. Si les policiers avaient constaté qu’il y avait une chute, ils auraient alerté aussitôt les services de secours pour secourir cette pauvre dame.
Jusqu'à présent on n’arrive pas à déterminer l’heure exacte de la chute…
L’heure exacte de la chute, n’était pas au moment de la découverte du corps car il y avait déjà la rigidité du celui-ci. Donc la chute datait de quelques heures.
Donc vous confirmez que la chute de la victime n’est pas liée à la présence des policiers sur les lieux….
On ne peut savoir cela. Ce qui est sûr c’est que les policiers sont intervenus, ils ont constaté que personne ne répondait et ils sont repartis. C’est à 8heures 40 qu’on nous a appelé pour nous informer qu’il y avait une personne sans vie au bas d’un immeuble.[IMG3]
Ce qui est curieux dans cette affaire, c’est que la chute de la victime aurait pu occasionné du bruit que les agents auraient pu entendre puisqu’ils étaient sur les lieux…
Ce n’est pas possible puisque entre l’appartement et la fenêtre il y a une distance. En plus elle est tombé sur du mou, sur une pelouse qui a amortit le choc. J’ai expérimenté personnellement une personne qui s’est défenestré sous mes yeux de quatre étages, et je peux vous dire qu’on entend peu de bruit quand ça tombe dans l’herbe (Ndlr : le gazon du jardin).
En déclarant que l’affaire est classée, la police n’est elle pas entrain de protéger un des leurs ?
Non ! Ce que nous expliquons par « classé », c’est que l’analyse et l’enquête judiciaire sont terminées. Il y a un rapport établissant qu’il s’agit d’un accident et qui ont été soumis pour le parquet et Monsieur le Procureur général. C’est en cela que l’on dit que la procédure judiciaire est classée à ce niveau là . Maintenant c’est transmis à la justice au parquet. Donc maintenant nous sommes sûrs qu’il s’agit d’un accident regrettable et triste.
Dernière question, vue l’heure tardive à laquelle la police s’est rendue sur les lieux, la communauté guinéenne s’est déclarée parti civil pour dénoncer ce qu’elle qualifie de harcèlement ayant conduit à la chute présumée de la victime. Qu’en pensez-vous ?
Il n’y a pas de harcèlement. C’est la procédure. Il y un accident auquel nous nous devons d’identifier l’auteur de l’infraction même à trois heure du matin. Supposons qu’on vous vole votre voiture. Admettons que votre voiture commette un délit, elle écrase quelqu’un. La police avec le numéro de plaque va aller chez vous. Et puis que vous dormiez ! Vous allez vous dire que c’est quand même étonnant que ma voiture circule à trois heures du matin au milieu de la ville alors que je ne suis pas au volant ! Ou que la voiture soit prêtée à un tiers et qu’elle ait commis un délit, vous avez une part de responsabilité. C’est pour ça que la police cherche à identifier pour les besoins de l’enquête ,le plus rapidement possible, l’auteur présumé de l’infraction.
Je vous remercie
Je vous en prie !
Propos receuillis par Mamadou Kaba Souaré
Et Abdoul Ghoudoussy Baldé
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 28-Aug-2007 ŕ 21:53:31  Partager:   :  |
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