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Crise économique en Guinée : "Ceux qui ont géré ce pays doivent rendre des comptes...", affirme le s

CONAKRY-Après l'aveu du gouvernement sur le manque de ressources de l'Etat, les syndicats guinéens haussent le ton! Pour le syndicaliste El-hadj Abdoulaye Lélouma Diallo, il faut situer les "responsabilités" pour mettre fin à la corruption dans le pays. Dans cet entretien qu'il nous a accordé, El-hadj Lélouma Diallo revient sur les conditions de vie des travailleurs en Guinée. L'ancien fonctionnaire du Bureau International du Travail nous livre sa position sur la crise économique qui touche le pays...
AFRICAGUINEE.COM: Le Mouvement social guinéen vient d'exprimer ses inquiétudes face à la hausse des prix en Guinée et la lenteur du processus électoral. En tant que syndicaliste, pensez vous qu'une grève des travailleurs est à craindre?
Elhadj Lélouma DIALLO : Ce que je dis est à titre strictement personnel et en tant que doyen du mouvement syndical en guinée, je pense plutôt qu’il serait utile que les organisations syndicales se retrouvent, analysent la situation évaluent ce qu’il y a lieu de faire. Les syndicats doivent rencontrer également les autorités à travers la ministre du travail et de la fonction publique. Le séminaire gouvernemental (tenu il y a quelques jours à Conakry, Ndlr) a pris un certain nombre de mesures et de décisions et quand j’ai écouté le ministre qui a fait le compte rendu il a dit qu’il y avait aussi le volet social qui était concerné. Donc à mon humble avis, il faut d’abord rencontrer la ministre du travail et même le premier ministre si nécessaire pour savoir quelle appréciation ils font de cette situation de détérioration du pouvoir d’achat, des conditions de vie des travailleurs et des populations en général. C’est seulement si à la suite de ces consultations il n’y a aucune issue favorable et aucune volonté de négociation qu’on peut envisager une grève ; parce qu’il faut rappeler que la grève est la dernière arme à utiliser par un syndicat. C’est seulement quand on a utilisé toutes les autres formes notamment le contact, le dialogue qu’on peut lancer un préavis de grève et ensuite aller à la grève si on ne vous écoute pas. La grève est toujours la dernière solution conformément aux clauses des conventions internationales de l’organisation internationale du travail comme c’est le cas avec le code du travail un peu partout dans le monde.
AFRICAGUINEE.COM: Le gouvernement vient d’avouer récemment que les caisses de l'Etat sont vides. Comment, selon vous, les nouvelles autorités peuvent elles répondre aux besoins des travailleurs?
Elhadj Lélouma DIALLO : C’est déjà une bonne chose de faire l’état des lieux. De voir de quoi ces nouvelles autorités héritent et ensuite faire un programme légitime en fonction des besoins des populations pour voir comment redresser la situation. Parce qu’il ne suffit pas de dire simplement que les caisses de l’Etat sont vides. Quand elles sont vides il faut situer les responsabilités. Il faudrait que ceux qui sont à la base de cette situation soient connus. Dans ce pays l’impunité a été trop souvent la règle. J’étais heureux d’entendre le nouveau président (Alpha Condé, Ndlr) dire dans son message de nouvel an que la lutte contre l’impunité fait partie de ses priorités. Et donc ceux qui ont géré le pays ces derniers temps il faut qu’ils rendent compte et en fonction de ça, que des dispositions soient prises pour que des corrections soient faites pour que les nouvelles autorités s’impliquent dans des projets macroéconomiques très importants et qui indiquent ce qu’on veut faire et les moyens qu’on va utiliser et rendre compte après. J’ai entendu le premier ministre Mohamed Said Fofana dire que dans un mois ils vont faire le bilan à mi-parcours. Les guinéens ont trop attendus, ils ont trop entendus il est temps maintenant qu’on voit des actes concrets. Cette démarche n’est pas seulement ce n’est pas seulement au niveau du sommet. Chaque guinéen doit se demander qu’est-ce que je fais pour mon pays ? Qu’est- ce que je dois faire pour que ce pays sorte individuellement et collectivement dans cette situation. Je pense que les organisations syndicales sont prêtes à aller dans ce sens.
AFRICAGUINEE.COM: Quelle est la position des syndicats face à l'augmentation des salaires au niveau de l'armée, alors que les fonctionnaires civils craignent pour leur pouvoir d'achat à cause de l'inflation dans le pays?
Elhadj Lélouma DIALLO : Encore une fois je n’ai pas une position officielle des syndicats par rapport à cette question mais ça rejoint ma réponse à la première question. Lors des évènements de janvier et février 2007, il était prévu qu’il y ait une augmentation des salaires et des retraites en tenant compte du taux d’inflation. Il faut aujourd’hui que ce problème soit posé de façon objective avec la détérioration du pouvoir d’achat, les conditions dans lesquelles travaillent les fonctionnaires. Je pense donc que ça doit faire partie des propositions que doivent soumettre les organisations syndicales aux nouvelles autorités parce que tout le monde sait aujourd’hui que les salaires des guinéens font partie des salaires les plus bas de la sous région. Mieux que ça, nous sommes dans un pays où il n’y a même pas de SMIG (Salaire minimum interprofessionnel Garantie, Ndlr) et le code du travail est obsolète. Ce qui est à mon avis scandaleux. Donc il faut que les syndicats prennent en compte des questions de ce genre puisque c’est leur domaine et c’est leur raison d’être. Encore une fois il faut éviter l’effet de surprise. Il faut toujours aller vers le dialogue en proposant des solutions. S’il a été décidé que les salaires des militaires soient augmentés, on doit savoir que ces salaires c’est le budget de l’Etat. Et le budget c’est le résultat du travail de tous les guinéens. Donc les travailleurs du secteur public méritent eux aussi une augmentation de leurs salaires. Il en est de même pour le secteur privé sur la base des conventions collectives à négocier avec les employeurs. Il faut qu’on leur donne des salaires qui tiennent compte du pouvoir d’achat. Le salaire ce n’est pas de la fantaisie, il est fixé en fonction du prix de l’alimentation, du prix du transport, des conditions de logement, de l’habillement etc…. Ce sont ces éléments qui déterminent le salaire. Et aujourd’hui en guinée il n’est pas nécessaire d’être sorcier pour savoir qu’à tous les niveaux il y a une augmentation du coût de la vie. Quand on voit aujourd’hui ces pauvres travailleurs attendre pour rejoindre leurs lieux de travail, attendre pour rejoindre leurs domiciles. Je crois que le moment est venu pour que chacun sache qu’il faut mettre ces travailleurs dans de bonnes conditions pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux même. Il ne faut plus faire comme on le dit très souvent « faire semblant de payer les travailleurs et qu’ils fassent semblant de travailler ». Il faut que les guinéens se mettent au travail et ceux qui travaillent doivent être bien traités. Et les organisations syndicales doivent être à la base d’un tel combat.
AFRICAGUINEE.COM: Que pensez- vous de la volonté du gouvernement d'importer le riz pour soulager les populations ?
Elhadj Lélouma DIALLO : Ecoutez je pense que ça fait partie des évaluations qui ont été faites. Toute activité qui vise à améliorer les conditions de vie et de travail des populations guinéennes, toute initiative de ce genre est à saluer. Mais si aujourd’hui c’est de façon conjoncturelle qu’on a pris cette mesure mon souhait est que ça soit des solutions durables qu’on envisage. En moyen terme on doit voir comment la guinée doit mettre en valeur toutes les potentialités qu’elle a dans le domaine agricole. Nous avons de l’eau nous avons de la terre arable, il faut qu’il y ait une politique de développement pour que l’agriculture soit la priorité des priorités. L’agriculture, c’est la richesse des richesses. Les mines vont finir un jour, le pétrole s’il y en a finira aussi. Mais l’agriculture doit être la base du développement de notre pays parce que le besoin de se nourrir c’est le besoin essentiel et primaire. Donc si ce sont des mesures ad hoc pour résoudre les problèmes de façon temporaire il faut aller plus loin. Ce n’est pas seulement l’agriculture, il y a aussi l’élevage et la pêche. J’étais heureux d’entendre lors du séminaire gouvernemental que des dispositions seront prises pour accompagner la campagne agricole et développer l’élevage. Parce que ce que beaucoup ne savent pas c’est que nous avons une grande potentialité dans le domaine de l’élevage. La qualité de l’alimentation c’est le résultat de la mise ensemble des protéines d’origine animale et végétale. Je souhaite donc que des dispositions soient prises pour que l’agriculture soit la priorité des priorités au même titre que les autres secteurs de développement.
AFRICAGUINEE.COM: Aujourd'hui, après la disparition de Dr Fofana, l'arrivée de Hadja Rabiatou Diallo au CNT, plusieurs observateurs craignent un affaiblissement du mouvement syndical. Qu'en pensez-vous?
Elhadj Lélouma DIALLO : Effectivement le vide est assez perceptible mais il faut quand même rappeler que l’organisation syndicale est une organisation démocratique. Ni Hadja Rabiatou ni feu Dr Fofana ne prenait des décisions sans avoir consulté leurs exécutifs. Et ces exécutifs sont toujours là . Quand Fofana n’est plus là et Hadja Rabiatou a d’autres occupations on peut comprendre qu’il y ait un certain flottement mais au niveau de la confédération nationale des travailleurs de guinée le bureau exécutif est toujours là . A L’USTG les deux secrétaires généraux adjoints et d’autres membres de l’exécutif sont toujours là . C’est à eux d’assumer leurs rôles pour que l’espoir, la confiance et le respect qu’on a pour l’inter centrale et les autres centrales soient mérités. Et j’ose espérer que mes jeunes camarades syndicalistes ont conscience de cela et qu’ils prendront toute leur responsabilité pour qu’on ne sente pas un vide parce qu’au niveau d’une structure démocratique ce sont les membres, ceux qui ont pris l’engagement de pouvoir le faire, chaque fois qu’il y a une situation de ce genre ils doivent prendre leur responsabilité. Des grèves importantes se tenaient ici alors que Hadja Rabiatou, Fofana et Yamodou étaient tous à Genève mais la grève continuait parce que l’organisation syndicale est une organisation démocratique. Je sais que c’est le souci de la présidente du CNT et c’est le souci même outre-tombe de mon frère et ami Ibrahima Fofana.
AFRICAGUINEE.COM: M. Diallo, Vous êtes aussi membre du CNT. Quand est-il de l’examen de la loi organique sur les nominations des hauts cadres de l'Etat par le président de la République?
Elhadj Lélouma DIALLO : Effectivement je suis aussi membre du Conseil National de Transition et j’ai participé à ces discussions. Ce que je sais c’est que deux plénières se sont déjà réunies. Le groupe de travail qui a été en charge ce dossier qui est un groupe inter commission est entrain de réfléchir et je souhaite que la prochaine plénière qui aura à se pencher sur cette question trouve une solution de façon démocratique .Puisque c’est la méthode de travail au niveau du CNT. Toute décision finale ne doit être adoptée qu’à la suite de vote. Cette loi est le résultat des dispositions constitutionnelles sur lesquelles le nouveau chef de l’Etat a prêté serment conformément à l’article 35 de la constitution. Donc dans ce document il est stipulé qu’une loi organique indiquera la liste des emplois civils dont la nomination revient au chef de l’Etat. C’est donc notre rôle d’élaborer cette loi organique afin que le président en sa qualité de responsable de l’exécutif puisse prendre des décisions en conformité avec les dispositions constitutionnelles grâce auxquelles il a été élu et sur lesquelles il a prêté serment.
AFRICAGUINEE.COM: Plusieurs pays sont confrontés actuellement à des conflits sociopolitiques dus à la crise économique notamment le chômage et l'inflation comme c'est le cas en Tunisie, en Egypte et même au Sénégal. Faut-il craindre un effet de contagion en Guinée?
Elhadj Lélouma DIALLO : Vous savez actuellement c’est à la mode. Tout le monde dit qu’il y a risque d’avoir l’effet boomerang, l’effet de contagion. Il faut donc avoir cette capacité d’anticiper, cette capacité d’analyse parce que si aujourd’hui il y a eu ça ailleurs mais c’était la même chose en 2006 et 2007. Cette frustration est due à la baisse du pouvoir d’achat, à la mal gouvernance, l’absence de l’Etat dans les principaux secteurs. C’est tout cela qui a amené les évènements de 2006 et 2007. Si nous l’avions fait hier et que d’autres le font aujourd’hui cela veut dire qu’il faudrait donc qu’on ait cette capacité d’anticipation. Qu’on prenne conscience des problèmes à l’avance parce que vaut mieux prévenir que guérir. Parce qu’on voit tout ce qui se passe chez nos voisins à côté, je pense que tous les guinéens devraient se donner la main pour aller ensemble plus loin. Chacun doit dire qu’on s’est sacrifié pour la démocratie il faudrait donc que les résultats de la démocratie soient réels et que le peuple de guinée dise qu’on a eu raison d’aller vers la démocratie et non vers des voies qu’on a vu en 2006 et 2007. L’effet de contagion tout le monde en parle mais je pense que notre mission c’est de pouvoir anticiper et prévoir à l’avance. Parce que quand il y a des évènements le développement va dans tous les sens. Quelquefois même ceux qui les ont provoqués n’ont pas la solution pour sortir et ça coûte toujours très chère. Quand le nouveau gouvernement dit que les caisses de l’Etat sont vides il faut situer les responsabilités. Il faut donc anticiper et se retrouver avec les organisations syndicales pour dire que dans notre pays aujourd’hui voilà ce qu’on doit faire ensemble. On obtiendra rien sans la paix sociale, on n’aura rien si on ne crée pas un environnement favorable pour que les investisseurs viennent. Vous avez du le constatez aujourd’hui en Egypte puisque c’est le tourisme qui est l’un des domaines les plus importants est menacé. Beaucoup de pays demandent à leurs ressortissants de partir. On l’a vu aussi en Tunisie où beaucoup d’opérateurs partent. Alors chez nous aujourd’hui il faut positiver la situation dans laquelle on se trouve pour créer un environnement réel qui favorise l’investissement si non les investisseurs ne viendront pas. Et aussi dans cette dynamique impliquer toutes les composantes de la société guinéenne y compris la diaspora, et se féliciter du fait que beaucoup de nos compatriotes sont rentrés aujourd’hui pour participer au développement de leur pays.
AFRICAGUINEE.COM: Avant de terminer, le Forum social mondial se tiendra en février prochain à Dakar. Quelle est la position de l'inter centrale syndicale guinéenne face aux grands problèmes mondiaux notamment la hausse du chômage et les crises économiques qui touchent en particulier les pays en pauvres comme la Guinée?
Elhadj Lélouma DIALLO : Effectivement les organisations syndicales sont préoccupées par cette question. Heureusement d’ailleurs que la présidente du CNT qui est membre de l’exécutif de la confédération syndicale internationale du travail vient de rentrer de Washington où il y avait une réunion de haut niveau avec le président de la Banque Mondiale et le directeur général du FMI sur cette question, les conséquences de la crise financière sur les travailleurs. Quelles sont les mesures à prendre pour que les organisations syndicales prennent toutes leurs responsabilités. Vous avez vu ce qui s’est passé en Grèce, au Portugal, en Espagne et dans d’autres pays européens. Vous avez vu la place et le rôle que les organisations syndicales ont joué parce que les travailleurs qui ont été les victimes de la crise ne peuvent pas croiser les bras et elles ont exigées des mesures correctives pour aller vers une meilleure gestion pour que les banques et les institutions financières prennent en compte aujourd’hui les intérêts des travailleurs et des populations. D’ailleurs le document qui a été publié par l’organisation internationale du travail qui s’intitule « sortie de crise » responsabilise les organisations syndicales ainsi que les travailleurs pour prendre toutes les mesures pour lutter contre cette crise qui est une crise mondiale. Le chômage met en danger les acquis de la protection sociale. Ça met en danger les retraites. N’oublions pas que les ressources des retraites sont fournies par les travailleurs actifs et quand le chômage augmente ça ne peut plus aller. On doit tout faire aussi pour encourager l’emploi jeune parce que ces derniers ne peuvent pas accepter pendant longtemps le chômage. Mais ces jeunes aussi doivent savoir qu’avant d’être sur le marché du travail il faut avoir la capacité, la compétence parce qu’aujourd’hui nous sommes dans l’économie du savoir. Et ici puisqu’il y a même un département chargé de l’emploi jeune, je souhaite que toutes les dispositions soient prises pour aller dans ce sens. La CNTG est membre de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine où elle occupe d’ailleurs le poste de vice-président, elle est membre aussi de la Confédération Syndicale internationale où notre camarade est membre de l’exécutif. Je suis sûre qu’avec aussi les autres organisations syndicales les leaders syndicaux vont participer à cette importante rencontre de Dakar comme cela a été le cas à Nairobi, à Bamako. Je souhaite que la délégation guinéenne qui sera là -bas soit bien structurée avec les organisations de la société civile aussi.
AFRICAGUINEE.COM: Le mot de la fin....
Elhadj Lélouma DIALLO : le mot de la fin c’est d’abord vous remercier de m’avoir permis de m’exprimer sur un certain nombre de questions. Souhaiter que l’appel que je lance, les suggestions que je suis en train de faire soient prises de façon positive et qu’encore une fois que chacun comprenne qu’il a un rôle à jouer. On est pas guinéen seulement quand tout va bien, on est aussi guinéen quand le pays traverse des moments difficiles. Et ma modeste expérience sur le plan syndical, sur le plan international m’oblige à la partager avec les responsables syndicaux de notre pays, les responsables socio-politiques, les responsables de l’Eta et d’ailleurs c’est à ce titre que j’ai eu à rencontrer le ministre de l’information, le ministre chargé de l’emploi jeune, la ministre de la fonction publique et du travail et celui du commerce pour pouvoir apporter ma modeste contribution dans la formulation de leurs programmes de travail. En tant qu’ancien fonctionnaire du bureau international du travail je me devais d’attirer leur attention sur le rôle que la guinée doit jouer dans cette institution. Aujourd’hui la guinée est au niveau du Bureau International du Travail n membre titulaire du conseil d’administration au titre des travailleurs à travers la personne de Hadja Rabiatou Serah Diallo, nous sommes membre adjoint au titre des gouvernements, nous sommes membre suppléant au niveau des employeurs. Donc on occupe ces trois positions dans le conseil d’administration et je souhaite que nous fassions valoir notre présence. Qu’on capitalise nos atouts pour que le rôle de notre pays soit beaucoup plus visible. Quand on renforce le dialogue social, quand on préserve la paix sociale en faisant de la protection sociale l’une des priorités de notre pays et de la promotion pour l’emploi décent pour les jeunes un impératif notre pays aura assumé toutes ses responsabilités. Ce n’est pas pour rien que le premier mot d’ordre de notre devise c’est travail. Donc valoriser le travail fait partie des droits fondamentaux de l’homme.
Interview réalisée par SOUARE Mamadou Hassimiou
Chef de Bureau AFRICAGUINEE.COM
Guinée- Conakry
Tél. : 224 62 65 75 74/ 60 36 80 12
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  Rubrique: Interview  date: 02-Feb-2011 ŕ 15:08:53  Partager:   :  |
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