
A quelques jours du scrutin présidentiel du 7 novembre, le ministre guinéen de la Justice, Général Siba Lolhamou a prévenu vendredi que toute violence sera punie conformément aux lois en vigueur dans le pays, a appris Africaguinee.com.
Après les violences électorales qui ont secoué le pays, le ministre Siba Lolahmou a promis que l'Etat va prendre des mesures contre les auteurs de violences dans le pays.
"Il ne s’agira pas, parce qu’un leader a provoqué un rassemblement de sortir, de se saisir de n’importe quoi et de s’attaquer aux biens et à la personne des autres. En le faisant il faut reconnaître que vous encourez une responsabilité pénal, personnelle et individuelle. Peut être que ce leader qui n’a pas bien a organisé son rassemblement aura une responsabilité indirecte, mais celui qui sera sur le terrain et qui sera auteur direct aura également sa responsabilité personnelle et directe", a indiqué le Général Lolhamou lors d'une conférence de presse à Conakry.
Le Général Siba Lolahmou n'écarte pas la justice internationale notamment la cour pénale internationale pour juger les auteurs de crimes graves, en prélude des élections.
"Les affrontements peuvent provoquer le crime de génocide ou le crime contre l’humanité. Ces crimes sont prévus à l’article 6 et 7 du statut de Rome, même si on ne les a pas dans notre code pénal mais puisse que la Guinée est partie à ce statut de Rome ces disposition s’appliquent bel et bien dans notre législation", prévient le ministre de la justice.
Récemment le bureau du procureur de la cour pénale internationale (CPI)a lancé un appel au calme aux acteurs politiques guinéens tout en insistant que les violences électorales peuvent relever des compétences de la CPI.
"Il faut faire très attention. Les violences électorales peuvent relever tout à fait des compétences de la CPI par la commission des crimes prévus par les statuts de Rome. C’est un message qui s’adresse à tous les acteurs politiques concernés par ces élections, les candidats, leurs partisans, le gouvernement et les forces de sécurité, de faire attention pour que la situation ne dégénère pas comme c’était le cas le 28 septembre 2009", avait déclaré Aymeric Rogier, analyste principal au bureau du procureur de la CPI.
Ces derniers jours, les violences électorales avaient fait plusieurs morts et des dizaines de blessés à travers le pays notamment à Conakry.
Samedi, le médiateur dans la crise guinéenne, Président Blaise Compaoré avait lancé un appel au calme aux deux finalistes de la présidentielle,Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé pour assurer la tenue du scrutin dans le calme, dimanche prochain.
Nous y reviendrons.
Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 01-Nov-2010 ŕ 17:50:56  Partager:   :  |