Detail de la News

Combien coûte l’Etat guinéen pour que futurelec holding se porte acquéreur ?


[IMG1] Depuis quelques temps nous assistons à une bataille rangée entre Youssouf Diallo et son mentor d’alors, Mamadou Sylla. Le président de Futurelec Holding n’a pas hésité à chasser sur le terrain ethnique et politique pour nous transporter ce fumeux et puant conflit d’intérêt privé sur la scène publique de notre pays, avec toutes les conséquences que cela pourrait comporter.

Nous autres citoyens ne sommes pas dupes et n’avons pas de problèmes ethniques entre nous et ne nous trompons surtout pas de combat. Tous les citoyens guinéens, hors mis les clans mafieux qui s’agitent autour du pouvoir, ont la même préoccupation : comment sortir de la misère. Nous n’adhérons pas à vos conflits d’intérêt parce que vous vous appelez SYLLA ou DIALLO, c’est trop simpliste tout ça.
[IMG2]

Si sur le terrain économique il faut faire allégeance à Futurelec holding ou disparaître, nous sur le plan politique et administratif, nous disons non à cette anarchie. Parce que la vie de la République requiert des règles à respecter.

Nous autres citoyens nous connaissons la même misère, de Yomou à koundara, décidément on n’arrête pas de nous prendre pour des moutons
Autres temps autres mœurs, les guinéens ne céderont pas à la manipulation et autres endoctrinements égoïstes et fallacieux.

Si vous penser que contrôler le Vieux général signifie empocher la Guinée, vous vous trompez lamentablement !Nous autres citoyens prenons garde et renvoyons ces protagonistes dos à dos au profit d’une Guinée unie et prospère.

Nous autres citoyens nous savons que vos clans mafieux sont transéthniques voire transnationaux. Vous auriez mieux fait à travailler pour la justice et pour la prospérité des guinéens, seul gage d’une stabilité durable procurant un environnement propice aux vraies affaires.

Nous autres citoyens ne permettrons pas à ces opérateurs économiques spéciaux de transporter sur la sphère publique leur querelle de profit douteux.

Le seul lien acceptable entre un opérateur économique respectable et l’Etat devrait être le suivant : le droit à un environnement propice aux affaires (sécurité et justice) et le devoir de s’acquitter du payement des impôts. Tout autre lien est malsain pour vous-même et pour le pays.

Nous laissons à chacun répondre objectivement aux questions suivantes:

La guinée serait-elle malade de l’amour du pouvoir personnel ?

L’amour du pouvoir personnel serait il plus fort que celui d’une Guinée unie et prospère ?

Qui veut transporter la guerre de clans pour le contrôle du vieux général en une guerre ethno-Stratégique pour hypothéquer notre avenir commun ?

Qui veut revenir sur les pactes sellés par nos aïeux pour des intérêts égoïstes ?

Qu’est ce qui se passe derrière ce putin de poste de président de patronat ?

Quand est ce qu’on fera la différence entre public et privé chez nous en Guinée ?

Quand est ce fera-t-on la différence entre l’Etat et le chef de l’Etat en guinée ?

Chers compatriotes, je vous appelle à la vigilance et à nous attaquer à l’essentiel : la refondation de la Guinée sur des valeurs et des bases solides.

Comment et quoi faire ?

Tout d’abord en nous nous débarrassant de la mythomanie, de l’égoïsme, de l’opportunisme et de la passion aveugle. Je me permets de résumer le mal de la Guinée, depuis ses premières heures en tant que nation, en ces termes. Je ne mettrais pas à vous démonter comment les guinéens se sont rendus siennes les pratiques que désignent honteusement ces termes. Vous savez autant que moi que chez nous il n’y a jamais eu autre méthode de gouvernance que la division. De la plus haute administration à la plus petite, le chef avant de te confier une responsabilité, il s’assure d’abord de savoir combien tu vaux.

On fait toujours la chose et son contraire. On alloue une partie du budget nationale à l’éducation en plus de l’effort permanent des familles guinéennes pour la scolarisation des enfants jusqu’à ce qu’ils deviennent des intellectuels respectables (du moins en dehors de la guinée) et le principal artisan de cette réussite rejette son produit. La Guinée est le seul pays au monde qui ne veut pas de ses intellectuels, de sa diaspora en général. C’est quand même scandaleux.

Les guinéens sont tellement conservateurs mais ils ne conservent que les mauvaises choses. A un moment donnée de notre histoire, sous un autre régime et sous un autre climat international, nos intellectuels furent taxés d’ennemis de la guinée et cet esprit perdure et continue a hanter le réflexe de nos dirigeants jusqu’au jour d’aujourd’hui. Pourtant à la même époque on aussi appris aux guinéens, sous l’influence d’une certaine idéologie quand même, le respect de la chose public et l’amour de la patrie, mais cette fois ci la mémoire collective ne s’en souvient pas. Cette valeur là s’est tellement émoussée que la notabilité à changé de camp chez nous : tous les honnêtes et loyaux serviteurs de la nations traités de maudits et de niet alors que le tapis rouge et les bonnes places sont réservés voleurs et autres crapules.

L’affairisme étatique mine le développement de la guinée. Le poste public doit être exclusif et suffisamment rémunéré dont le salaire est prévu par un contrat entre l’administration et le fonctionnaire. Les actes de l’agent de l’état sont prévisibles et reposent sur une base légale que constitue le droit administratif. Les droits et les devoirs de tout fonctionnaire y sont décrits et ne doivent surtout pas dépendre des humeurs du chef comme c’est le cas de l’administration de notre pays, hélas. C’est cela la triste réalité dont nous devons nous débarrasser entre autres.

Il faut au plus s’attaquer à nos manières de faire la politique, de s’enrichir, de faire les affaires et de travailler. Le changement doit être dans le comportement de chacun de nous. Même les caméléons doivent être appelés à adopter une seule couleur, celle de la justice.

Parlons politique

Ensuite, assumer notre histoire. Certes nous avons connu des périodes très sombres pendant la première république, mais la deuxième aussi n’est pas encore rose, au lieu de se servir des erreurs du passer pour penser les plaies de la République, les successeurs aidés de la mythomanie caractérisée des uns et des autres adoptent la division, l’intimidation, le clientélisme et le culte de la personnalité comme méthodes de gouvernance.

Face à cet héritage, je vous recommande, pour ma part, que nous assumions l’histoire de notre pays pour s’attaquer à l’essentiel : comment sortir la Guinée de la misère tout en réintroduisant les valeurs de la République qui sont en perdition ?

Ces valeurs sont :Le Patriotisme, le Travail, la Justice, la Solidarité entre tous les guinéens.

Assumer notre histoire c’est aussi savoir notre responsabilité pour la survie de la nation guinéenne en se portant garant du maintien du tissu social.Nous sommes tous les fils des victimes et des bourreaux de notre république. Tout ce qui s’est passé en bien ou en mal dans notre pays est l’œuvre des guinéens il faut l’accepter comme tel et travailler ensemble pour que l’histoire ne se répète pas.

-Aucun extraterrestre n’a dirigé la guinée,
-Aucun extraterrestre n’a torturé en guinée,
-Aucun extraterrestre n’a tué en guinée,
-Aucun extraterrestre n’a volé ou pillé l’économie guinéenne. Il faut l’admettre

Sans attiser le confit entre générations, nous affirmons que, au regard de nos potentialités, la misère dans laquelle ont vécu et végètent les guinéens, et les dérives autoritaires qui l’ont accompagné et l’accompagnent toujours, nos géniteurs auraient pu faire mieux. (D’autant plus que tout acte administratif doit être prévisible (principe fondamental de toute administration publique moderne.)

Nous avons certes, hérité d’un pays indépendant, on ne peut pas le nier, nous en sommes reconnaissants ; la deuxième république nous a doté d’institutions démocratiques, on ne peut pas le nier non plus, mais loin de faire un constat d’échec, nous demandons à ce qu’on nous laisse jouir de cette indépendance et de faire fonctionner ces institutions pour le bien de la Guinée. C’est à juste titre si Issa ben Yacine Diallo en parlant de l’indépendance dans son livre le nouvel espace africain et ses fondements , affirme :" la revendication des droits fondamentaux en matière économique, social, politique ou éthique, ne s’arrête pas avec la proclamation de l’indépendance elle va au-delà pour ne pas privilégier un type de domination (dictature de l’Etat) par rapport à un autre (la colonisation)."

C’est ainsi qu’on pourrait juguler la misère qui est la source de toutes les peurs qui produisent toutes les haines.

Abdoul Goudoussi Baldé
Chef du Bureau Africaguinee.com
A Genève-Suisse






  Rubrique: Coup de gueule  date: 01-Jul-2007 ŕ 15:47:23  Partager:   :

The Nun'S copyright -- design by Nun'S