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Elections en Guinée: "les deux candidats doivent respecter le protocole de Ouagadougou", insiste le

"Que faire pour garantir une élection apaisée en Guinée?", c'est autour de ce thème qu'une conférence débat s'est tenue mardi au siège du Bureau International du Travail, à Genève.
Pour le conseiller national, El-hadj Abdoulaye Lélouma Diallo, les acteurs de la transition guinéenne, ont un rôle important à jouer vis-à -vis des deux candidats à la présidentielle du 19 septembre.
"L'une des missions des acteurs de la transition, c’est de convaincre les deux candidats à la présidentielle qu’ils doivent mettre les intérêts supérieurs de la Guinée, au dessus de tout. Celui qui sera élu, devra gérer toute la Guinée et donc les intérêts supérieurs du pays doivent primer sur toute autre considération", a déclaré M.Diallo en présence de plusieurs diplomates dont les représentants de l’ambassade de Guinée en Suisse, des Missions permanentes de France et de la Francophonie à Genève.
L'ancien fonctionnaire du BIT a salué le rôle de la communauté internationale qui a accompagné la Guinée durant la transition. El-hadj Lélouma Diallo a insisté sur la nécessité pour les acteurs de la transition, de créer des conditions favorables à la tenue du scrutin présidentiel.
"Les acteurs doivent créer des conditions de sérénité pour que les Guinéens aillent librement au vote sans crainte, sans influence à part leur conviction et leurs choix.", a-t-il ajouté. Au nom du CNT, El-hadj Abdoulaye Lélouma Diallo a souhaité un renforcement de l'unité nationale dans le pays et l'application des textes électoraux et juridiques pour assurer une transition apaisée.
"Au niveau du CNT, notre rôle c’est de garder notre neutralité vis-à -vis des deux candidats et nous feront tout pour que le processus aboutisse et que la date du 19 septembre soit respectée (...)Les acteurs de la transition doivent prévenir les crises et conflits, promouvoir la réconciliation nationale(…).. Au niveau de CNT, une commission spéciale chargée de la réconciliation nationale, poursuit ses travaux. Cette réconciliation nationale doit se baser sur nos valeurs traditionnelles : le respect, la confiance, la foi , la justice et la solidarité", poursuit M. Diallo.
S'adressant aux deux candidats à la présidentielle,( Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, Ndlr), El-hadj Abdoulaye Lélouma Diallo a souhaité le respect du protocole d'entente signé à Ouagadougou, sous la médiation du Président Blaise Compaoré.
"Ils doivent respecter le protocole qu’ils ont signé librement à Ouagadougou. Cet protocole prévoit des dispositions pour organiser le second tour dans le calme et la sérénité", insiste M.Diallo avant d'ajouter:"Les deux candidats doivent accepter les résultats définitifs car il n’y aura plus d’appel, une fois que la Cour suprême proclame ces résultats. Il faut que le perdant apprenne à féliciter celui qui gagne. Quand on va à une élection, c’est pour accepter aussi l’éventualité d’une défaite".
Quand au débat ethnique durant la campagne présidentielle, El-hadj Lélouma Diallo a invité les deux candidats à privilégier les intérêts de la Guinée.
"Ils doivent tout mettre en œuvre pour être au-dessus des clivages ethniques ou régionalistes et privilégier les intérêts de la Guinée. Celui qui sera élu sera le président de tous les Guinéens", conclu M.Diallo.
L'autre intervenant, M. Boubacar Barry, (également membre du CNT, Ndlr)), a salué les efforts du Président intérimaire, Général Sékouba Konaté pour la conduite de la transition.
"Nous sommes optimistes quand à la bonne tenue de ce second tour grâce aux rôles du président par intérim, le Général Sékouba Konaté ainsi que le CNT qui a aussi joué son rôle. Les forces contre le changement existent dans le pays, mais la majorité des Guinéens veulent le changement et ce qui nous donne l’espoir", a déclaré M. Barry.
Il a insisté sur le besoin d'un appui de la communauté internationale pour sécuriser les élections dans le pays.
"Il faut remercier le Groupe de contact international sur la Guinée(GCI-G) qui nous a permit de faire notre travail au CNT qui était confronté à de nombreuses difficultés. Malgré tout, le CNT a rempli son rôle, mais la vigilance s’impose et le GCI-G doit continuer son assistance à la Guinée en renforçant la FOSSEPEL.", a conclu M. Barry.
A noter que cette conférence débat a été organisée par l'ONG Interfaith International en partenariat avec plusieurs ONG et activistes des droits de l’Homme.
Mamadou K. Souaré
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 08-Sep-2010 ŕ 17:21:35  Partager:   :  |
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