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Labé: Cinq (5) policiers blessés dans une révolte des conducteurs de taxi-motos





Les conducteurs de taxi-motos étaient en grogne, mardi dernier, à Labé. Pour le faire savoir, ils ont investi les principales artères de la ville, bloqué la circulation pendant plusieurs heures et assiégé le commissariat central de police. Cinq policiers ont été grièvement blessés et les manifestants ont fait libérer deux (2) citoyens qui y étaient en détention préventive pour trafic de fausses vignettes.

Cette révolte visait, dit-on, à protester contre le traitement brutal et inhumain infligé par un policier à un conducteur de taxi-moto qui n'a pas voulu obtempérer au niveau d'un barrage de contrôle installé à Pellel par la police routière. La victime y a été copieusement tabassée pour avoir refusé catégoriquement de se faire retirer par l'agent une fausse vignette qu'elle a achetée dans la rue à cinq (5) mille francs guinéens. Alors qu'une vrai vignette est vendue à un prix officiel de cinquante (50) mille francs au trésor.

Le commissariat central de police de Labé a été libéré par un détachement militaire venu du Camp Elhadj Oumar Tall, situé à 7 km à l'ouest de la ville de Labé.

Les policiers qui ont des blessures graves et de nombreuses contusions reçoivent des soins intensifs à l'hôpital régional de Labé. Le conducteur du taxi-moto qui y est couché se plaint également de contusions.

Le commissaire Tidjane Sanoh, chargé de la sécurité routière à Labé déplore le comportement jugé impulsif de son agent et promet une sanction disciplinaire qui sera très exemplaire.

Le soir, sur les antennes de la radio rurale, le préfet de Labé a appelé au calme tout en condamnant ce qu'il a qualifié d'incivisme qui frise la manipulation au niveau des conducteurs de taxi-mot. Safioulahi BAH a, en outre, invité les services de sécurité à poursuivre leur enquête en vue de démanteler le réseau des trafiquants de fausses vignettes qui vient de naître à Labé.

De même, la police routière a été invitée à reprendre le contrôle de routine parce que >, selon le préfet Safioulahi BAH.

Accusé par sa tutelle d'avoir laisser faire pendant la journée mouvementée du mardi qui s'est poursuivie le lendemain, le maire de la commune urbaine, Elhadj Amadou THIAM a été invité, mercredi matin, à prendre toutes ses responsabilités en vue de restaurer la quiétude dans la cité.


Idrissa Sampiring DIALLO
Correspondant régional à Labé
pour Africaguinee.com
Tél.:00224 67 26 95 51


  Rubrique: Echos de nos régions  date: 02-Sep-2010 à 14:16:10  Partager:   :

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