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Gueckédou : Une lycéenne tuée par un militaire





Dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 juillet 2010 vers 2h du matin, un homme en uniforme a poignardé une jeune lycéenne en vacances chez sa mère à Gueckédou.


Les deux amants auraient tissé une relation amoureuse peu après l’arrivée de la vacancière à Gueckédou 10 jours avant l’incident. D’après les informations, tout s’est passé devant la demeure familiale de la jeune fille.


Dans la soirée du samedi, le caporal-chef Lansana Tady Mara alias Elhadj, s’est rendu au domicile de Ténimba à Gnalenko, un quartier situé à l’entrée de Gueckédou, non loin du commissariat de la police urbaine.


Au cours d’une dispute, le militaire Ténimba aurait intimé l’ordre à la jeune fille de le suivre, ce que la fille aurait refusé de faire. Tout d’un coup, le militaire lui plante son poignard dans le haut du sein. « Maman, Elhadj m’a poignardée ! », ces cris de détresse alerte sa mère.


Pendant qu’elle pousse les derniers soupirs, la dame sort de la maison, et trouve sa fille dans une marre de sang. Entre-temps, le bourreau s’était faufilé dans la bananeraie qui entoure la concession.


Selon les témoignages de l’animateur culturel Lamine Kamano, oncle maternel de la victime, « sa mère a immédiatement alerté les voisins » pour la secourir, mais c’était trop tard.


La gendarmerie mobile en patrouille dans les périphéries, fait le constat, informe les autorités. Le dimanche, l’auteur du crime est arrêté et mis à la disposition de la gendarmerie.


L’auteur du crime, caporal-chef Lansana Tady Mara alias Elhadj. Célibataire, dit-on, domicilié à Guéckédou-centre, a été mis aux arrêts dimanche nuit peu après l’inhumation de la victime après la prière de 16 heures.


La victime avait 23 ans. Etudiante en classe de 12è sciences sociales au lycée Gamal Abdel Nasser de Faranah, Mlle Ténimba Baldé, née en 1987 à Gbayaro, à Macenta était la fille du capitaine Amadou Baldé en service à Dogomet dans la préfecture de Dabola et de Simone Guilavogui résident à Guéckédou-centre.


La famille de la victime tient à ce que justice soit rendue à la dimension du crime. Les parents de la victime affirment qu’à Gueckédou, les langues se lient et se délient par conséquent, ils constatent que lorsqu’un militaire commet un crime dans une localité, ses complices trouvent moyen de le garder en prison le temps de le muter ailleurs. Sera-t-il le cas pour ce crime ?


Arrêté dans la soirée, le malfrat a reconnu les faits. A la prison civile de Gueckédou, il attend son procès.

Affaire Ă  suivre...

Abdourahamane Bakayoko

Depuis Conakry pour Africaguinee.com

Tel : +224 62 600 600

  Rubrique: Faits divers  date: 03-Aug-2010 ŕ 11:30:53  Partager:   :

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