
Suite à la menace de démission du président de la transition, la société civile guinéenne a invité le Général Sékouba Konaté à garder son poste pour "éviter les violences" dans le pays.Dans une déclaration officielle, la société civile guinéenne a souhaité que la crise soit résolue par la Cour suprême...
Déclaration de la Société civile guinéenne
Le 27 Juin 2010, la Guinée a encore une fois surpris par l'engouement dans la discipline des citoyens qui a marqué le vote. Cet enthousiasme est en train d'être trahi par le climat délétère qui s'installe au lendemain de la proclamation des résultats.
Le CNOSCG a suivi avec beaucoup d'inquiétude la journée du 5 juillet 2010 marquée par:
la manifestation de contestation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle par l'UFR;
les discours prononcées par le Monsieur Premier Ministre et Son Excellence le Président de la Transition;
la conférence de presse du Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République.
Ces diverses manifestations et interventions montrent un risque grave de remise en cause du processus de retour à l'ordre constitutionnel en Guinée
Le CNOSCG considère que:
la contestation des résultats électoraux doit impérativement être menée par voie de recours devant la cour suprême;
La fermeté du premier ministre est à saluer quant au maintien de l'ordre public, mais son désengagement du processus n'est pas rassurant;
Le président de la transition jouit de la confiance de la grande majorité de la population, qui a placé en lui tout son espoir de reconstruction de l'Etat. Une attitude de renonciation de sa part au stade actuel serait une immense déception qui pourrait entrainer de graves conséquences politiques économiques et sociales pour le pays;
La conférence de presse du Ministre Secrétaire Général à la Présidence révèle que l'acceptation du processus actuel n'était de sa part que tactique.
Le CNOSCG rappelle que les accords de Ouagadougou, base de sortie de crise de la Guinée s'imposent à tous. L'heure n'est plus au doute et aux tergiversations, mais plutôt à l'avancée et à la consolidation du processus enclenché, salué par les Guinéens et apprécié par la communauté internationale.
Le Conseil s'opposera catégoriquement à toute manœuvre ou tractation pour désigner un Président de la République en dehors du processus électoral en cours. Le Conseil affirme avec force que toutes les institutions de la transition actuelle ont été mises en place sur une base légale par le Président de la Transition qui s'est correctement acquitté de sa tache dans ce domaine. Le rôle de ces institutions (Présidence de la Transition, CNT et Gouvernement) est de concourir efficacement et urgemment au retour à la légitimité constitutionnelle dans le pays.
En définitive le CNOSCG demande
Au Président de la Transition de rester aux commandes et tenir fermement la barre pour mener à terme le processus de retour à l'ordre constitutionnel en Guinée;
Au Premier Ministre et au gouvernement de soutenir et d'accompagner plus que jamais ce processus irréversible de démocratisation de la Guinée;
Aux partis politiques de garder toute la sérénité nécessaire à la sauvegarde de la paix et de se conformer strictement aux dispositions de la Cour Suprême. De consolider les acquis du combat pour la démocratie mené au prix du sang de centaines de Guinéens, par une compétition électorale sereine;
A la population, comme le jour du vote, de faire preuve d'un sens élevé de civisme pour maintenir la paix et la quiétude dans notre cher pays et barrer la route à toute tentative de compromission ou de remise en cause de la démocratisation en cours;
A la communauté internationale, aux partenaires et à tous les amis de la Guinée de poursuivre leur soutien en faveur de la démocratisation de notre pays.
Conakry le 6 Juillet 2010
ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT DANS LA PAIX
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  Rubrique: Politique  date: 07-Jul-2010 à 12:08:07  Partager:   :  |