
Voir un Etat vivre une démocratie intégrale ne peut que susciter un certain contentement surtout pour un Africain. En Guinée le Général CONTE qui était tout sauf une démocratie a accepté sous la pression des politiques qui avaient fort certainement des idées derrière leur revendication, d’instaurer une démocratie intégrale. Résultat, il s’est créé un paysage de plus de cent quarante partis politiques donnant en 2010 des élections où 24 candidats briguent le suffrage des Guinéens pour la Présidentielle. Une situation qui n’est pas loin de nous ridiculiser malheureusement. Dans un paysage ainsi campé, les candidats ne peuvent compter que sur leurs concitoyens de la même ethnie qu’eux dans la grande majorité.
La campagne qui se déroule dans un climat bon enfant, plus folklorique qu’autre chose, où des candidats promettent l’électricité pour cinq jours après leur élection pendant qu’en 52 ans, la Guinée n’a jamais eu cette énergie nécessaire à son développement, quand d’autres promettent une augmentation de salaire dans un garage privé. Cette amusant d’entendre ces balivernes de bas étage si la vie d’une nation n’était en jeu. Alors se pose le problème de la démocratie intégrale en Afrique. Loin de fortifier la construction de la nation ce choix concoure à son affaiblissement. Car l’appartenance ethnique se renforce et les élections se font sur cette base que nous savons tous porteuse de violences dues aux passions certaines que cette politique identitaire suscite. Voici 24 candidats lancé dans une course sans véritable programme politique n’ayant pour la plupart que des ambitions matérielles personnelles et qui plus est, voir ces individus étaler avec indécence leurs richesses acquises lors de leur passage aux affaires de l’Etat, il y a de quoi désespérer. N’a-t-on pas vu d’autre aux commandes de yacht qui ferait pâlir de jalousie un émir du golf arabique.
Le pauvre peuple subit ses bourreaux en acclamant pour bénéficier d’éphémères générosités des richesses produites par lui-même et qui lui ont été volées. De quoi a besoin le peuple de Guinée, sinon de programmes clairs qui lui apporteraient un simple mieux être ; les discours il en a été abreuvé dès l’indépendance en 1958 sans que jamais il ne voie sa condition connaître la moindre amélioration. Plus il entendait les slogans plus son ventre criait famine. Mais aujourd’hui le peuple constate que ses dirigeants ne se sont privés, il reste quand à lui toujours le dindon de la farce politicienne.
La Guinée aspire à un changement profond, prospérité solidaire dans la fraternité où les chances seront égales pour tous. A chacun selon les fruits de son travail et de ses efforts. Les sangsues devront rendre compte devant le peuple sans complaisance, ai simple nom de la justice et en toute transparence. Pour qu’advienne cette nouvelle Guinée les vieux chevaux ne sont certainement pas les mieux placés pour conduire une politique de rupture. Si les anciens premiers Ministres n’apparaissent pas comme des gens crédibles, les « opposants historiques », professeur ayant vécu le plus clair de leur temps à l’extérieur du pays font douter de leur savoir faire politique. Surtout que l’exemple de « l’opposant historique » Gbagbo l’ami et professeur également ne rassure guère, quand on observe la politique désastreuse que conduit ce dernier en république sœur de Côte d’Ivoire. Des idées généreuses sans suite concrète. Comparaison n’est certes pas raison mais cela fait toujours réfléchir. Une solution s’offre aux Guinéens à travers le PNR Parti du Changement vrai, Présidé par un jeune BOUBACAR BARRY, capable d’offrir la rupture tant souhaitée. Son parti montre déjà da ns les faits la Guinée nouvelle.
Sékou Dioubaté Militant du PNR Matoto
|
  Rubrique: Politique  date: 24-Jun-2010 ŕ 21:36:52  Partager:   :  |