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Présidentielles 2010:"Nos consignes de vote dépendront des candidats...", explique Mohamed Touré du

Le candidat du PDG-RDA a été recalé pour le scrutin du 27 juin, pour non paiement de la caution fixée à 400 millions de francs guinéens. Mohamed Touré ne va pas pour autant tourner la page, et entend poursuivre le combat politique. Un sujet qu’il aborde dans cet entretien, tout en faisant cas des accusations de l’ONG de défense des droits humains Amnesty International qui parle de 50 mille morts sous le régime de Sékou Touré.
L'Indépendant : Quelle a été votre réaction suite au rejet de votre candidature à la présidentielle par la Cour suprême ?
Mohamed Touré : Ma réaction, elle est déjà connue. Nous l’avons rendue publique, nous avons estimé qu’il y’a eu désagrément de notre part, une omission. Une omission de déposer à la Cour suprême la quittance prouvant le payement de la caution dans les délais requis. Et nous estimons que puisque l’Etat et l’administration sont un tout, à notre avis, c’est à nos dépends aussi, nous avons estimé que la Cour suprême est un sanctuaire de l’Etat pour le versement des cautions directement au trésor. Surtout qu’il y a une relation organique entre la Cour suprême, qui a en son sein la Cour des comptes, de laquelle dépend quelque part le trésor public. Nous constatons que l’invalidation de notre candidature a été maintenue parce que, semble-t-il, un arrêt de la Cour suprême n’a pas la possibilité d’être recouru, c’est-à -dire qu’une fois que l’arrêt est définitif. C’est l’explication qu’on nous donne. Nous en prenons acte et nous réagirons en fonction de cela. Voilà notre position.
Allez-vous donner des consignes de vote en faveur d’un des candidats en lice ?
Donner des consignes de vote en faveur de l’un des 24 candidats, est prématuré de notre part. Donner des consignes, dépendra de la position de ceux qui sont en course. Particulièrement après le premier tour, au deuxième tour on se déterminera certainement par rapport à qui le PDG doit donner ou ne pas donner sa voix. Nous sommes entrain de préparer des consultations avec des formations politiques, puisque cela correspond à des recommandations du 14e congrès. Bon, ces consultations là pourront nous guider davantage dans le choix que nous ferons, que nous demanderons à nos militants de suivre.
Vous avez mis assez de temps pour vous afficher en politique. Peut-on savoir les raisons ?
Non, je n’ai pas du tout à me jeter dans la politique. J’ai toujours été dans la politique. C’est maintenant que je suis élu secrétaire général du parti. Cela dit en passant, on ne fait pas de la politique en commençant par être secrétaire général d’un parti. On devient d’abord militant du parti, on est responsable du parti et puis on évolue. Cela veut dire que j’ai milité depuis toujours conséquemment.
Quel pronostic faites-vous des élections à venir ?
Je ne peux pas faire de pronostic, parce que ce que je constate, c’est que les manifestations qui montrent aujourd’hui la validité d’un candidat par rapport à d’autres, ne sont pas nécessairement le reflet de la réalité. Parce que nous savons qu’il y’a beaucoup de mobilisations qui sont faites à coût de milliards. Nous savons que les populations guinéennes sont affamées. Donc, il y’a des militants qui militent dans tous les partis. A partir du moment où on les paye pour sortir, ils portent des t-shirts et ils sortent. Quelle sera leur réaction une fois devant les urnes. Je ferai attention en me lançant dans le jeu du pronostic.
D’après nos informations, vous menacez de porter plainte contre Amnesty International qui accuse votre père d’avoir tué plus de 50.000 guinéens au Camp Boiro ?
Je ne menace pas Amnesty International. Je constate tout simplement qu’il y’a beaucoup de personnes qui utilisent le nom d’Amnesty international pour faire des affirmations qui ne sont pas fondées. Nous pensons qu’Amnesty international est une organisation crédible. Et que pour la défense de sa crédibilité, il est important qu’elle fasse une déclaration pour se dissocier de ceux qui disent en son nom des choses qui ne sont pas vraies. Nous rappelons que de toutes les façons, nous avons la possibilité de demander par des voies légales à Amnesty international d’infirmer ou de confirmer ce qui est dit en son nom. C’est après cela que d’autres recours peuvent être envisagés. A la phase où nous sommes, nous constatons que trop de choses sont dites au nom d’Amnesty international. Je ne pense pas qu’Amnesty international ait dit ces choses là . C’est pourquoi, nous demandons à Amnesty international de faire une déclaration publique. Voilà notre position face à cette question.
Propos recueillis par Aly Badara Condé
Source :L’Indépendant
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  Rubrique: Interview  date: 07-Jun-2010 ŕ 11:19:17  Partager:   :  |
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