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Procès des narco trafiquants: "Nous avons fait notre travail conformément à la loi", se défend le mi

Au compte de la journée du vendredi, 28 mai 2010, le Ministre d'Etat, Charge de la lutte anti Drogue et du Grand Banditisme a comparu pour la seconde fois. Au cours de cette audience, il etait questions d'éclairer la Cour sur les activités des présumes narcotrafiquants, dont: Mamadi KALO, Saturnin BANGOURA et Charles Pascal TOLNO. Cela se situant toujours dans le cadre de la manifestation de la vérité, c'est un débat houleux qui a caractérisé ces assises entre les parties de la défense , de la partie civile et celle du Procureur General relatif aux propos du témoin.
Apres la suspension de l'audience suite aux incompréhensions, la Défense a tenu faire des observations sur certains points. Pour elle, lorsque le témoin ne répond pas à une question, la Défense en tire deux conséquences a-t-elle souligné et poursuit qu'on ne peut pas empêcher au Procureur Général de faire des observations et de poser des questions. C'est une préoccupation souligne Me. TRAORE. Continuant à élucider certaines procédures judiciaires, la Partie civile quand à elle, a dans son intervention déclaré que le Lieutenant Colonel TIEGBORO a comparu sur initiative de la Cour en son Article 303 du Code de Procédure Pénal. La Partie civile a aussi rappelé que « le Ministre d'Etat n'est pas un témoin à charge ou a décharge. Il n'est pas là pour nous préciser la culpabilité ou l'innocence des accuses ».
Pour la Cour, « les multiples incidents qui ont emmaillé depuis le début de cette journée, n'entraveront pas le bon déroulement des travaux » et précise que « les assises se poursuivront dans la sérénité », déclare le Président de la Cour, Me. Doura Cherif.
Prenant l'exemple de Denka MANSARE, le Président de la Cour a aussi déclaré « qu'aucune information ne sera obtenue par la force. " Les questions doivent être posées dans la courtoisie et répondues dans la courtoisie", dixit Me. DOURA.
Pour sa part, l'Avocat Général représentant le Ministère Public, a précisé que son entité constitue la partie principale et déclare en ces terme: " nous sommes prêts à quitter ce procès, tel est le principe d'unicité et d'indivisibilité du Ministère Public, qui est composé de huit magistrats" a-t-il déclaré.
Pour apaiser les esprits, le Représentant du Ministère Public a affirmé qu'il a le même souci quant a la poursuite des débats et déclare que la juridiction ne peut pas faire d'injonction dans ce procès."Je ne protégerai jamais un Officier de Police Judiciaire qui a viole les principes de la loi", renchérit le Procureur Genéral. Suite aux propos du Procureur Général, c'est une acclamation qui fera écho amenant le Président de la Cour à dénoncer cet acte regrettable, qu'une cour soit transformée en salle de spectacle.
Donnant la parole au témoin, le Ministre d'Etat est rappelé les bases d'engagement de ses services par les avocats de la Défense. Pour Moussa Tiegboro CAMARA, ce procès est orienté contre sa personne. Selon lui, il etait Secrétaire Général, puis Ministre et maintenant, Ministre d'Etat par la confiance que le Président par Intérim le Général Sékouba KONATE lui a renouvellé. "Je n'ais jamais signe un PV, ni mes OPJ", martèle Tiegboro a la barre. En 2007, des narcotrafiquants, d'origine latino-americaine détenant des passeports guinéens ont été interpelles par les Services de l'OCAD et déférés devant le Tribunal de Grande Instance de Matam, assure le Ministre d'Etat.
Pour ce qui est de l'engagement des ses services dans cette lutte, Tiegboro affirme clairement que c'était une volonté politique."Aucun guinéen de 18 ans n'ignore la présence de la drogue en Guinée à cette époque", poursuit le Ministre d'Etat et il ajoute que « ces présumés narcotrafiquants agissaient sous l'influence de l'autorité d'alors ». Pour le Ministre d'Etat, ces personnes font l'objet de mandats d'arrêt internationaux."Si vous voyez ces gens là ici, c'est que le Juge d'Instruction a trouvé quelque chose de concret dans cette affaire, un réseau est une chaîne ou un maillon", révèle Tiegboro.
Restant sur sa position au cours de cette audience, le Minstre d'Etat affirme qu'en 2007, « ce sont trois tonnes et 200 kilogrammes de cocaïne qui ont été arraisonnées par la Marine Française au large de nos côtes dans un navire appelé "Jupiter". Apres l'audition de l'equipage au nombre de douze personnes, il a été révélé que cette cargaison était la propriété de Moussa TRAORE et de son complice grec, actuellement en détention à la Maison Centrale. Le Lieutenant Colonel Tiegboro soutient que sur instruction de la justice, tous ces individus pourront comparaître et d'autres peuvent faire l'objet d'une extradition conformément aux conventions liant la Guinée aux autres nations engages dans la lutte contre la drogue. "Nous avons faits notre travail conformément à la loi", dixit Moussa Tiegboro CAMARA.
Cherchant à comprendre si un gramme de ce qui a été trouvé avec ces personnes, Tiegboro répond « qu'il faut faire recours aux PV ».
Compte tenu de la prière du vendredi saint, la Cour a suspendu l'audience pour reprendre après.
Notons que cette journée a permit une fois de plus de comprendre l'existence de réseaux narcotiques en République de Guinée entretenus par des guinéens à travers leurs complices qui sont sans doute les grands absents de ce procès.
Un compte-rendu de CAMARA Mamadouba Sanoussi
Pour Africaguinee.com
+224 64 40 15 61
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  Rubrique: SociĂ©tĂ©  date: 29-May-2010 ŕ 16:13:54  Partager:   :  |
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