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« Les Guinéens sont entrain de gérer et veulent continuer à les gérer de manière pacifique les suite


[IMG1]Du 17 au 18 mai 2007, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, M. Ahmedou Ould Abdallah, a séjourné en République de Guinée. L’émissaire de Ban Ki - moon a tenu une conférence de presse à la Maison Commune des Nations Unies peu avant son départ de Conakry. C’était dans l’après midi du 18 mai 2007. Ci-dessous, l’intégralité de la conférence de presse.

Ahmed Ould Abdallah:Je viens de passer quelques heures dans votre pays. J’ai rencontré un certain nombre de Guinéens, le gouvernement, la société civile, les syndicalistes, les partis politiques de toutes tendances confondues. Je voudrais d’abord remercier les Guinéens à commencer par le Président de la République, le Premier ministre pour leur hospitalité généreuse qui est habituelle.

Je remercie tous les Guinéens aussi pour leur disponibilité et la façon dont ils veulent dépasser le problème qui est parmi eux, qui est parmi nous depuis quelques temps. Quand j’ai remercié les autorités et d’autres composantes de la société, je vous (NDLR : les journalistes) remercie aussi les médias guinéens à travers lesquels les messages des uns et des autres parviennent aux citoyens moyens. Je suis à votre disposition pour des questions.

JOURNALISTE : Après avoir rencontré toutes ces personnalités, votre première conclusion …

Ma première observation, en tout cas, est que les Guinéens sont entrain de gérer et veulent continuer à les gérer de manière pacifique les suites des évènements de janvier février. Ils sont entrain de le faire par des contacts qu’ils prennent entre eux à tous les niveaux et par des concertations.

Ils sont naturellement impatients. Ils veulent que les choses aillent plus vite en particulier dans le domaine de l’administration territoriale. Ils sont contents d’une baisse constatée des prix. Ils souhaitent que les choses continuent dans ce sens. Mais, qu’il y ait une accélération afin que les échéances que le Président de la République, le Premier ministre et les partis politiques ont pris concernant les élections puissent être respectées, c’est – à – dire, les élections en décembre 2007.

JOURNALISTE : Quel appui la Guinée peut elle attendre des Nations
Unies en cette phase difficile ?


La Guinée est un pays connu, respecté. Elle est à la veille de son cinquantenaire après celui du Ghana. C’est un pays souverain qui traverse actuellement une phase difficile. Et elle a besoin de l’appui des Guinéens mais aussi de l’appui des voisins, de l’appui de l’Union Européenne et des Nations Unies. Mais le principal appui, c’est d’abord les Guinéens eux – mêmes qui doivent l’apporter.

Au niveau du Président, de son gouvernement et de la société civile, à commencer par les syndicats mais aussi des partis politiques qui ont un rôle à jouer. Mais tout çà, il faut le jouer, je ne fais pas l’évangélisme, en plus des conditions, il faut le faire dans un esprit de cohérence et de patriotisme pour que les choses continuent à avancer, pour qu’il n’ y ait plus de malentendus, qu’il n’ y ait plus de morts, qu’il n’ y ait plus de destructions inutiles.

JOURNALISTE : De quoi avez-vous discuté avec le Premier ministre ?
Depuis hier soir et ce matin, j’ai discuté précisément de ce que je viens de ce que je viens de dire. Donc on constate que les choses peuvent avancer plus rapidement qu’elles ne le sont actuellement et comment les Guinéens, quelque soit leurs opinions politiques, quelque soit leurs tendances, je veux dire sociales ou autres, continuent dans l’harmonie à aller de l’avant.

JOURNALISTE : Pourquoi n’avez-vous pas reçu ensemble la classe politique au lieu de les recevoir séparément ?

C’est une bonne question. Mais il y a plusieurs explications. La première est une question d’espace. Je crois que l’on n’a pas d’espace à ma connaissance dans le bâtiment où je me trouve. Deuxièmement, il est de coutume de recevoir les gens selon leurs affinités politiques.

Même si les Guinéens, à tous les niveaux, semblent d’accord sur un certain nombre de choses en particulier la tenue des élections libres et transparentes en décembre prochain, il y a des sensibilités différentes. Donc, c’est une façon de gagner plus d’échanges. Il est plus facile d’avoir à échanger avec cinq ou dix personnes qu’avec une trentaine de personnes. Voilà les raisons.

JOURNALISTE : Qu’en est – il de la Commission Internationale d’Enquête sur les assassinats de janvier février 2007 en Guinée ?

D’après ce que j’ai appris, le Parlement a voté l’établissement d’une Commission Nationale d’Enquête. Je pense que c’est une bonne chose que l’enquête soit d’abord nationale. Ceci n’exclut pas en appoint l’extérieur soit en expertise soit en ressources. Je vous remercie.

Africaguinee.com
Source: PNUD Guinée













  Rubrique: Interview  date: 22-May-2007 ŕ 22:23:05  Partager:   :

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