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Droits de l'homme : le mea culpa de la Guinée...





Le Conseil des droits de l'homme poursuit les travaux de sa huitième
session du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel, avec
l'examen, ce mardi 4 mai, du rapport de la République de Guinée.

Le rapport présenté par les autorités de Conakry concède que les
atteintes à la vie et des violences de toutes sortes, conséquences des
crises politiques et sociales qui ont bouleversé le pays ces quatre
dernières années, ont constitué des sources profondes de
préoccupations pour les populations guinéennes. « Ces violations ont
culminé avec les événements du 28 septembre 2009 », note le rapport
guinéen qui fait ainsi référence au massacre de 156 personnes et aux
viols «systématiques» de centaines de femmes lors d'une manifestation
pacifique au stade de Conakry.

Dans cette interview accordée à la Radio des Nations Unies, le
Ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères de la Guinée note que
le droit à la vie et à la protection de la personne humaine sont les
piliers de cette nouvelle Guinée. « Nous avons l'obligation de
respecter la vie », avertit Bakary Fofana, non sans occulter les
démons d'un passé tout récent.

L'ancien Président du Conseil national des organisations de la société
civile est d'avis que la Guinée doit s'inscrire durablement dans la
préservation à la fois des droits humains mais aussi pour la mise en
place d'une meilleure gouvernance. « C'est la raison pour laquelle,
Conakry a décidé que le contenu de la nouvelle diplomatie guinéenne
sur la promotion des droits humains et le principe démocratique »,
fait remarquer Bakary Fofana.

Mais ce renouveau passe par une lutte contre l'impunité, avec comme
premier signal la poursuite des auteurs du massacre du 28 septembre
2009. Selon le Chef de la diplomatie guinéenne, outre les sanctions
contre les auteurs de toutes les violations des droits humains, la
Guinée entend réformer son armée, poursuivre les audits des
entreprises publiques et continuer la lutte contre les
narcotrafiquants. Le chantier le plus urgent reste toutefois
l'organisation, le 27 juin prochain, des premières « élections
transparentes, crédibles et libres ». « Il s'agit pour le Gouvernement
de tout faire, pour que l'état de droit renaisse en Guinée », ajoute
Bakary Fofana.

Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme accompagnera
Conakry dans ce processus. Ce mardi après midi, Navi Pillay et le
Ministre d'Etat chargé des Affaires étrangères de la Guinée signeront
un accord pour l'établissement d'un bureau du Haut commissariat aux
droits de l'homme en Guinée. Objectifs visés, soutenir les efforts du
gouvernement guinéen pour protéger les droits humains et lutter contre
l'impunité. « Et il faut un œil extérieur pour voir comment les
principes des droits humains sont respectés dans le cadre de la
transition et au-delà », conclut Bakary Fofana.

Source:Haut Commissariat des Droits de l'Homme

  Rubrique: Politique  date: 05-May-2010 à 16:10:10  Partager:   :

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