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Présidentielles 2010: Une association met en garde les leaders politiques...





L'association des victimes des massacres de manifestants anti-Conté de janvier et février 2007 vient de lancer un message à l'endroit des politiciens du pays et des acteurs de la transition pour éviter de nouveaux évènements au lendemain des prochaines élections présidentielles prévues le 27 juin 2010.

Le secrétaire général de l'association Issiaga Bah invite les leaders politiques à accepter le verdict des urnes quoi qu'il en arrive, c'est à dire même s'ils sont perdants. Il demande à tous les leaders politiques de ne pas inciter le moindre soulèvement de leurs militants et sympathisants pour protester quoi que ce soit pour éviter que cela ne tourne à nouveau au vinaigre : "Nous mettons en garde les leaders politiques qui pensent que s’ils ne remportent pas les élections présidentielles, celles-ci ne sont pas transparentes. Nous leurs dirons "Non". Car tous les leaders des partis politiques sont égaux devant la loi. Les hommes ont les mêmes chances aux yeux de leurs militants. Donc aucun ne doit se croire gagnant avant la compétition, cela suppose que chacun a le devoir sensibiliser ses militants à accepter les résultats des urnes, chose qui nous éviterait à tomber dans une spirale de violence", explique Issiaga Bah, secrétaire général de l'association des victimes des massacres de manifestants anti-Conté de janvier et février 2007.

Issiaga Bah déclare que personne ne pourra plus empêcher notre pays de sortir de cette impasse politique qui n'a fait que trop duré : "L’heure a encore sonné pour dire a ceux qui pensent que la démocratie ne doit pas s’installer en Guinée, à travers les actions de sabotage qu’ ils ont commencé à mener un peu partout dans le pays se trompent ; puisque le processus de démocratisation enclenché dans le pays ne pourra plus être freiner par des individus mal intentionné qui ont juré de retarder la Guinée. Ceux qui sont morts ne doivent pas mourir pour rien, nous devons continuer le combat jusqu’au bout".




Le secrétaire général de l'association des victimes de janvier et février salue et promet de soutenir jusqu'au bout les idéaux du Président de la transition Général Sékouba Konaté. Il suggère aux leaders politiques et à l'armée de mettre l'intérêt de la nation au dessus de leurs ambitions personnelles pour que notre pays ne connaisse plus jamais de violences et parvienne à devenir un Etat réellement démocratique : "Un avertissement aux autorités militaires et aux leaders des partis politiques. Nous sommes prêts à démanteler à tous les réseaux de traitres qui à un moment donné ont voulu mettre le feu dans le pays, à travers des propos incendiaires qu’ils tenaient. Nous mettons en garde les faux officiers qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui ignorent le rôle d’une armée républicaine, à toute tentative de déstabilisation. Nous mettons en garde surtout tout leader politique qui tentera de déstabiliser le pays par des ambitions politiques démesurées en se focalisant su quoi que ce soit. Nous réitérons notre volonté d’accompagner le Général de Brigade Sékouba Konaté dans sa noble mission à savoir l’instauration d’une véritable démocratie et l’Etat de droit en Guinée, gage d’un développement durable. Nous soutenons positivement le processus de démocratisation en cour dans le pays car c’est le seul moyen pour la Guinée de sortir définitivement de la crise qui a perduré depuis une décennie. Donc nous restons très vigilants".

Issiaga rappelle aux leaders politiques que la vraie démocratie à laquelle ils ont longuement et vivement aspirée, suppose que les perdants des élections se précipitent pour féliciter le gagnant : "Ces leaders doivent comprendre qu’ils ont longtemps réclamé la démocratie, donc ils sont tenus obliger d’accepter le jeu démocratique en se soumettant a la volonté du peuple. Alors nous attirons l’attention des jeunes patriotes qui se sont toujours battus pour l’instauration d’une véritable démocratie dans le pays à faire beaucoup attention aux politiques politiciennes, en refusant d’être manipulés par des ambitieux du pouvoir. Nous devons être murs maintenant pour permettre à nos martyrs de se reposer en paix dans leurs tombes. Il ne sert à rien de nous faire la guerre, nous voulons tous la paix et le développement pour ce pays. Nous devons être unis comme en janvier et février 2007 et le 28 septembre 2009 pour changer la Guinée. Nous comptons sur le sens élevé de responsabilité de tout le peuple de Guinée sans distinction d’ethnies, de race, de religion pour passer des élections paisibles, crédibles et transparentes. Vive la démocratie. Vive la paix et le changement", a-t-il conclu.

Un compte-rendu d'Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry
Pour Africaguinee.com
Tel : +224 62 600 600


  Rubrique: Politique  date: 15-Apr-2010 ŕ 10:57:58  Partager:   :

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