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Visite du Général Konaté à Paris: les “couacs” des officiels…

Samedi 3 avril. Il est presque 16 heures, et une marée humaine se dirige vers un palace parisien pour rencontrer le Général Sékouba Konaté et sa délégation.
Dans la rue, la circulation dense des véhicules est perturbée par cette foule inhabituelle de Guinéens réunis pour la circonstance. A l’hôtel, une pagaille indescriptible attend les curieux qui veulent voir le Général. Avec un service protocolaire minimal, les bousculades sont au rendez-vous pour « voir et écouter « le Général.
16heures : la bousculade…
A l’intérieur de ce palace parisien, tout est prévu sauf…les places suffisantes pour les invités venus majoritairement acclamer le Général Konaté et sa suite. Avec des confrères étrangers, je tente ma chance pour rentrer. Je présente ma carte de presse pour accéder dans la salle prévue pour la réception. Mais les vigiles à l’entrée sont inflexibles :
-"Personne ne rentre !Il n’y a plus de places !", rugit un des vigiles visiblement excédé par les demandes. Evidemment, pour beaucoup, il est hors de question de "faire le voyage pour rien", sans voir « El Tigre », comme le surnomme ses compatriotes !
Après une bousculade monstre, je parviens à entrer dans une salle noire de monde. Inutile de dire que la chaleur et le brouhaha étaient à leur comble. Au final, je me faufile entre les rangs, pour regagner la place réservée à la « Presse », juste en bas de la tribune officielle.
16h 45 : Arrivée du Général
Le maître de la cérémonie, le Lieutenant Mohamed Kassé annonce l’arrivée du Général et sa délégation. Dans la salle, des artistes, des hommes d’affaires, des notables , bref du beau monde attend le Général pour son discours.
Après de nombreux « Wo Sabari » ( Un peu de calme en langue soussou, ndlr), le lieutenant Kassé égrène la longue liste des membres de la délégation du Général Konaté.Au total un chapelêt de ministres, de « conseillers » venus dans la capitale parisienne pour accompagner le Général.
17 h 10 : le malaise de l’ambassadrice Makalé Camara…
Sous le coup des sifflets et des hurlements, l’ambassadrice de Guinée à Paris, Mme Makalé Camara, a pris la parole dans un environnement quasi-hostile. Curieusement, Elle s’est faite applaudir tout au long de son discours après ses éloges pour le Général Konaté qui a, selon ses termes, « instauré une nouvelle transition ».
17heures 15 : vive la démagogie !
Prenant la parole au nom de la « Communauté guinéenne de France», un délégué commence plutôt bien son discours :
-Excellence, Monsieur le Président, Général Sékouba….Kouyaté , au lieu de Konaté!
Ça commence plutôt bien ! Après les salamalecs et remerciements, le délégué de la communauté guinéenne a dévoilé ce qu’il qualifie de « déception » sur la participation des Guinéens de France, au sein du Conseil national de transition. Il a promis de remettre deux enveloppes (une pour le Général, une autre pour le ministre des Guinéens de l'extérieur, Lucien Guilao).
Pour terminer, le délégué n’oublie pas de …souhaiter une bonne et heureuse année 2010 au Général Konaté. Mieux vaut tard que jamais !
17h30 : Le message du Général
Sous un tonnerre d’applaudissement, une fanfare a entonné l’hymne national « Liberté », pour annoncer le discours du Général Konaté.
Avec beaucoup d’émotions, le Général Konaté a promis de tenir parole. Sous les yeux médusés de l’assistance, il demande une minute de silence à la mémoire des victimes des massacres du 28 septembre 2009 ! Une demande plutôt inattendue, quand on connaît les responsables de ces crimes…Mais le message est passé. Tout près de moi, un jeune n’a pu retenir ses larmes : « Mon Général, nous n’attendions que ça !Que les torts soient reconnus. Bonne chance mon Général » dit-il avec émotion.
17H45 : Le départ précipité du Général
Très attendu par la communauté guinéenne, le Général Konaté a quitté rapidement la salle dès la fin de son discours ! Un départ qui a déçu tous les curieux (dont votre scribouillard) qui voulaient interpeller le Général sur des sujets « brûlants » concernant le pays.
La bonne nouvelle, c’est que tout le monde a quitté la salle, plus ou moins réconforté par les propos du Général qui a promis de libérer le pays de la botte militaire.
Avec soulagement, j’ai quitté la salle, la tête bouillonnant de questions sans réponses. Certainement, un tête-à -tête avec le « Tigre » me semble indispensable.
Mais il était temps de regagner la banlieue parisienne pour un petit repos bien mérité après ce long voyage depuis Genève.
A suivre…
Mamadou Kaba Souaré
En visite Ă Paris
Pour Africaguinee.com
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  Rubrique: Dossier du Jour  date: 08-Apr-2010 ŕ 19:39:57  Partager:   :  |
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