
Quelques jours après les incidents entre les militants de l'Union pour le progrès et le renouveau de Bah Ousmane et ceux de l'Union des forces démocratiques de Guinée de Cellou Dalein Diallo, la polémique continue.Chacune des parties accusant l'autre d'agression.Au niveau de l'UPR, une plainte a été déposée au niveau du gouvernement.Notre reporter s'est entretenu avec M.Bah Ousmane, président de l'Alliance nationale pour le renouveau et leader de l'UPR.Il nous livre sa version des faits...
Africaguinee.com : Bonjour M. Bah. Que s’est-il passé entre vos militants et ceux de l’UFDG le dimanche passé ?
Bah Ousmane : Nous avons été agressés à notre siège. C’est tout.
Etiez-vous présent, personnellement au lieu et au moment des accrochages ?
Oui !
Dites-nous donc ce qui s’est exactement passé…
Bon, voilà ! C’était le dimanche aux environs de 12h30, 13h. Les jeunes de notre parti étaient réunis. Ils étaient venus des quatre communes de la capitale. Ils étaient assez nombreux. Ils étaient environ 400 ou 500 personnes. Ils ont demandé à ce que je vienne présider leur réunion. Je suis venu. On s’est installé.
Au moment où ils présentaient les délégations, nous avons tous entendu un bruit assourdissant de klaxons et de vrombissements de moteurs de motos et de véhicules juste aux environs de notre siège. Lorsque nous nous réunissons là -bas en assemblée, nous ouvrons grandement le portail. Alors nos jeunes sont sortis voir de quoi il s’agissait.
Dès que nos jeunes sont sortis, ils se sont trouvés nez à nez avec les motards de l’UFDG qui arboraient tous des tee-shirts à l’effigie du Président de l’UFDG (Cellou Dalein Diallo). Ils se sont mis immédiatement à proférer des injures. Alors nos jeunes ont riposté en les repoussant au carrefour. Ils se sont repliés. Ils sont allés à un certain niveau. Ils ont abandonné leurs motos, ils ont pris des pierres, ils se sont mis à jeter. Nous avons eu des blessés. Mais nos gens aussi ont riposté.
Précisément, à quel endroit ces accrochages ont-ils eu lieu : à l’intérieur de votre siège, devant le portail de votre siège ou bien sur la route de l’axe Dixin – hamdallaye ?
C’est devant le carrefour de notre siège, à la Minière. Il y a un groupe de motards qui a voulu aller vers notre siège. Lorsque nos jeunes sont sortis, ils les ont repoussés au carrefour.
Pouvez-vous estimer le nombre des motards de l’UFDG ?
Non ! Je ne les ai pas vus. J’étais dans l’enceinte du siège. Il parait qu’ils étaient très nombreux. Mais je ne peux pas avancer un chiffre. Il parait qu’ils se sont regroupés d’abord au niveau du carrefour CBG, c’est de là -bas que le cortège est parti vers la Minière.
Les motards de l’UFDG sont-ils tous repartis saints et saufs ?
Je ne sais pas. Parce que je ne suis pas sorti. Je suis resté à l’intérieur du siège. Nous, nous avons enregistré quatre blessés.
Vous dites avoir été agressés à côté de votre siège. Avez-vous pu réunir des preuves, des images par exemples que certains de vos 500 militants présents auraient pu filmer avec leurs téléphones portables ?
Il parait que ça a été filmé. Quelqu’un m’a dit ce matin même que ça a été filmé. Il parait qu’il y a un film.
Qu’avez-vous fait en tant que Président de l’UPR pendant la bagarre ?
Nous avons essayé de calmer les gens. Je les ai ramenés dans l’enceinte de la cour.
Quelle a été votre réaction après la bagarre ?
J’ai prévenu le gouvernement. J’ai prévenu les services de sécurité. Et hier nous avons déposé une plainte au ministère de l’administration du territoire et des affaires politiques (MATAP).
Dans un communiqué, les responsables de l’UFDG ont déclaré que c’est plutôt vos militants qui ont agressé leur cortège alors que celui-ci roulait sur l’axe Hamdallaye - Dixinn. Votre réaction ?
Non ! Ce n’est pas vrai ! C’est faux. C’est au carrefour ici. Ça a été filmé. La sécurité est venue voir. L’escadron de la Gendarmerie de Hamdallaye est venu. Le chef de quartier est venu. Tout s’est passé au carrefour ici.
Vos militants vont-ils riposter ?
Nous attendons d’abord la légalité. Nous avons déposé une plainte, nous attendons d’abord la suite réservée à cette plainte.
Peut-on craindre de nouveaux affrontements entre les militants de l’UFDG et ceux de l’UPR surtout samedi prochain, lors des états majors de vos partis ?
Je ne le souhaite pas. Je ne souhaite pas cela. Parce que ce n’est pas notre éthique ça.
Pourquoi cette culture de haine entre vos militants et ceux de l’UFDG ?
Moi je ne parle pas de haine ! Je parle de provocation. Parce qu’ils n’avaient absolument rien à faire aux environs de notre siège.
Aujourd’hui qu’avez-vous envie de dire à vos militants après ces incidents ?
J’ai toujours un message de calme et de sérénité en direction de mes militants. Je leur demande d’observer la discipline traditionnelle du parti. Respecter cette discipline traditionnelle que nous connaissons. Et de ne pas céder à la provocation.
Avez-vous un dernier message ?
C’est regrettable que des incidents de ce genre arrivent déjà que nous soyons après campagne. Nos inquiétudes vont vers la campagne. Nous, nous disons que nous avons signé un code de bonne conduite. Nous restons obligés à ce code de bonne conduite. Et c’est ce message que nous donnons toujours à nos militants.
Entretien téléphonique réalisé par Abdourahamane Bakayoko
Pour Africaguinee.com
Tel : +224 62 600 600
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  Rubrique: Interview  date: 01-Apr-2010 ŕ 18:37:41  Partager:   :  |