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Lansana Kouyaté, président du PEDN: "Les Guinéens doivent voter pour celui qui tient ses promesses..

C'est dans son appartement privé à Paris que le couple Kouyaté nous a reçu la semaine dernière. Avec l'ancien premier ministre, des sujets relatifs à son parti, son bilan à la primature et ses projets pour la Guinée ont été abordés lors de notre entretien.
Quelques heures plutôt, nous avons eu l' occasion de discuter avec son épouse Mme Kouyaté Fanta Condé qui nous a parlé avec réalisme de leur ambition politique, de son association, « L'Association Nature et Vie-ASNAVIE ». Par ailleurs elle se dit disposée à débattre avec les épouses des autres candidats, car nous dit-elle une première dame doit aussi avoir un projet pour son pays.En exclusivité sur Africaguinee.com
AFRICAGUINEE.Bonjour M. KOUYATE ! A quelques mois des prochaines élections présidentielles comment se porte votre parti ?
Lansana Kouyaté : Bonjour ! Le parti pour l’espoir et le développement National se porte bien je dirai même très bien.
Serez-vous candidat aux élections présidentielles de 2010 ?
Je crois que dans quelques jours nous ferons la convention de notre parti qui désignera le candidat et comme je le dis toujours, je serai candidat à la candidature. Si le parti le veut je serai le candidat pour le poste de président de la république.
Vous sortez d’une réunion avec des représentants du bureau du PEDN dans le Benelux (Belgique, Nederland, Luxembourg NDLR)et comme vous le savez les opérations de recensement des Guinéens de l'étranger se poursuivent et beaucoup de nos compatriotes risquent d'être exclus comme c'est le cas au Canada. Au niveau du PEDN, comment voyez vous la participation des Guinéens résidant à l'étranger pour le scrutin présidentiel?
D’abord je crois que symboliquement, c’est bon que les guinéens de l’étranger votent. C’est bon qu’ils votent parce que quand j’étais premier ministre du gouvernement de consensus, j’ai dû confier les guinéens de l’étranger la charge du ministre des affaires étrangères, c’était le ministre des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger. Aujourd’hui, il y a eu une amélioration parce que l’équipe de transition, le premier ministre et le président par intérim ont créé un ministère à part entière pour les guinéens de l’étranger. On ne peut pas être dans ce schéma et ne pas permettre aux guinéens de l’étranger de voter. Le mur de glace qui avait longtemps existé entre les guinéens de l’intérieur et de l’extérieur n’appartient plus qu’à la préhistoire. C’est dire que je vois que c’est un symbole très fort que les guinéens votent. Maintenant, si tous les guinéens de l’extérieur ne votent pas c’est simplement parce qu’il ya des contraintes financières . J’ai appelé et j’ai posé ces questions (aux nouvelles autorités NDLR) et l’on m’a dit que pour le temps imparti il sera très difficile de boucler le budget.
Malheureusement, et contre ça les bailleurs de fonds n’ont pas voulu combler le fossé. Techniquement voilà ce que l’on m’a expliqué, Sans quoi je sais qu’il ya une forte communauté au Canada, en Grande-Bretagne et Dieu seul sait que le PEDN s’est battu pour que ces grandes entités soient prises en compte mais vous voyez que le temps presse et que l’argent fait défaut.
Justement en parlant de votre parti, peut-on connaître quels sont les grands axes de votre projet de société pour la Guinée ?
Nous avons déjà en avant-projet et je dirai même déjà un projet de société ; ce projet tourne autour de tout ce qui constitue la préoccupation des guinéens. D’abord au plan politique, comment renforcé la démocratie et l’Etat de droit ? Comment faire que l’Etat soit un Etat respectueux des principes démocratiques et en même temps qu’il soit un Etat respectueux des droits de l’homme et du citoyen ? Comment rendre cet Etat fort ? Parce que les deux choses vont ensemble, la liberté rime avec la discipline et la liberté doit rimer avec la responsabilité et je crois que c’est sur ces deux ces deux choses que sont assises toutes les nations et qui veulent prospérer la Guinée doit prospérer. Et en dehors des problèmes politiques, je ne rentrerai pas dans les détails de notre projet de société mais vous avez tout ce qui intéresse les guinéens. D’abord le problème du civisme, le problème de la salubrité mentale. Je parle de l’esprit, avoir un esprit de gagneur, ne pas tomber dans le pessimisme chronique qui fera qu’on perde le souffle quand il faut se battre pour relever le pays. Mais en dehors de ça il faut dans le domaine économique, dans le domaine social avoir des cibles bien précises dans les différents secteurs. Nous voulons inventer une nouvelle politique minière, une nouvelle politique agricole, une nouvelle politique sanitaire, une nouvelle politique de l’éducation, une nouvelle politique de l’environnement etc. ! La sécurité quand vous prenez le ratio du nombre de policiers par rapport au nombre d’habitants, vous trouverez que ce n’est pas ce nombre qui peut assurer aux guinéens et aux guinéennes la sécurité. Donc tout cela demande des investissements massifs qui ne partiront que de trois fondamentaux : la paix et la stabilité, l’éducation, la formation et surtout un système juridique et judiciaire qui garantissent des investisseurs à la fois intérieurs et extérieurs mais dans tous ces secteurs que je vous ai cité le PEDN a des solutions à proposer aux difficultés de maintenant : l’énergie, l’eau et la gestion macroéconomique, la gestion monétaire pour que tel que nous l’avons vécu au moment du gouvernement de consensus, les 15 mois qu’a duré ce mandat que l’on puisse voir exactement le panier de la ménagère s’améliorer, les prix baissés et être à la portée de leur bourse. Mais cela ne peut pas se décréter, je ne crois pas du tout aux décisions administratives qui fixent les prix. Je crois en des mécanismes financiers et monétaires qui régulent à la fois le marché monétaire et financier pour permettre justement aux prix de baissés. Voilà grosso modo, quel est le contour de notre projet de société. Mais si vous me demandez, où nous nous situons sur l’échiquier, nous sommes résolument au centre, le libéralisme débridé nous n’en voulons pas et l’étatisme à outrance nous n’en voulons pas ! L’Etat régule là où il faut réguler, redistribuer les revenus en laissant la liberté à l’individu de s’épanouir, à l’entreprise privée de se créer pour que véritablement tout ce qui doit être fait dans le domaine de l’industrie de l’agriculture perdure. Regardez ce qui s’est passé, dans les années 50-60, jusqu’en 1970 on a créée beaucoup d’unités qui ont disparu : l’usine des petits outillages agricoles de Mamou n’existe plus, SOGUIFAB qui fabriquait des tôles n’existe plus, SANOYAH l’usine de textile n’existe plus, la crevette rie n’existe plus l’ENTAG n’existe plus . En fait, la Guinée s’est brutalement trouvée en face de la désindustrialisation au lieu que ça ne soit l’inverse. Mais si il y a de nouvelles unités qui sont nées mais cela ne compense pas, cela ne doit pas compenser ce qui a été perdu.
Vous avez parlé tout de suite d’investissement donc du secteur privé, comment comptez-vous redonner confiance aux investisseurs guinéens et étrangers si vous êtes élu ?
Mais c’est en faisant du travail sérieux, on a vraiment pas besoin de s’époumoner pour dire « venez mon pays il est tout beau, ou il est tout grand, mon pays il est tout ça… » c’est un travail pratique. Quand l’investisseur voit que dans un pays il ya la stabilité et que la corruption ne fait pas légion, quand un investisseur voit, quand délocalisant par exemple son unité et quand l’envoyant dans un pays donné, il peut trouver une main d’œuvre qualifiée et bon marché, quand un investisseur voit que dans ce pays étranger lorsqu’il ya des difficultés, la justice ne s’abattra pas sur lui de façon injuste ; il n’y a aucun doute que l’investisseur ne vienne pas. On pense parfois que le code des investissements est la magie de l’attrait à l’investissement, je ne le crois pas, le code de l’investissement , tous les pays africains ont presque les mêmes codes d’investissement en accordant des avantages mais c’est très peu à côté de ces fondamentaux que je viens de citer. Il s’agit donc pour rassurer l’investisseur d’avoir un maximum de stabilité, pas seulement le même régime mais dans le même régime la stabilité des emplois, qu’on ne fasse pas toujours le bruit des chaises dans les ministères et que ceux qui sont capables de faire le travail, quand ils sont reconnus pour être capables qu’on ne les enlève pas pour un rien du tout et cela est rassurant . Or les gens aiment venir à des postes dont ils n’ont pas la compétence, je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles les investisseurs ne viennent pas. Les potentialités existent, on a dans notre sous sol et sur le sol, tout ce qu’il faut pour développer ce pays. Mais demandez aux investisseurs pourquoi ils ne viennent pas, ils vont vous citer ces trois fondamentaux essentiellement et ils peuvent aller maintenant dans le détail. Ceux qui vous diront qu’il n’y a pas d’électricité, mais l’électricité peut être un investissement privé justement ,il faut créer même les conditions pour que cette électricité les investisseurs privés s’y intéressent. C’est pourquoi je parle des trois fondamentaux, au lieu de parler des obstacles matérielles telles que le manque d’eau, le manque d’électricité etcétéra qui rendent les prix de revient encore plus élevés. Si nous créons les fondamentaux, des gens investiront dans l’électricité tout comme ils investiront dans l’eau.
En parlant d’eau, d’électricité et de l’emploi, Il y a quelques jours des jeunes ont manifesté à Conakry contre le manque d’eau et d’électricité, comment comptez-vous assurer les services sociaux de base et résoudre le chômage des jeunes ?
Le problème de chômage des jeunes nous avions mis en place un fonds « emploi jeunes » quand nous étions aux affaires, c’est un fond qui avait commencé à être approvisionné par l’Etat et par des généreux donateurs qui savent que c’est un problème aigu en Guinée. Malheureusement après nous cela s’est arrêté, non seulement ça s’est arrêté mais le fonds a été purement et simplement dilapidé, et je crois qu’il faut revenir à ça, générer des ressources pour que l’emploi des jeunes soit réel et que par le truchement de l’encadrement on est l’efficience de cet emploi. Parce qu’ Il ne s’agit pas de donner de l’argent aux jeunes, il s’agit de les orienter vers des investissements, qu’ils soient encadrés et qu’ils réussissent ces investissements ; quand cela sera fait alors il n’y aura plus d’employés qui vont avoir à exercer dans les différents secteurs de production et de service. Ce que l’Etat peut offrir, l’administration ne pourra jamais absorber même 20 % même 10% des jeunes en chômage. Je rappelle que quand j’étais premier ministre, nous avions recruté par le truchement , grâce je dirai à la mise à la retraite de ceux qui étaient là aussi depuis mathusalem et qui ne voulaient pas quitter, par ce mécanisme, nous avions pu recruter 33 000 jeunes dans la fonction publique que ce soit la police que ce soit la douane et je crois que c’était une volonté délibérée de l’Etat de prouver que nous pouvons mais, l’Etat ne doit pas être le principal employeur. Pour une économie saine, il faut que les entreprises privées se créent et que ces entreprises donnent du travail. Pour l’eau et l’électricité, je crois, à mon avis les questions d’électricité et d’eau se posent depuis la production jusqu’à la gestion. La production, nous n’avons pas suffisamment de kWh ou de Mégawatt , il faut d’abord investir dans cette production par la construction de barrage, par le solaire, par les éoliennes partout ce qu’il y a comme énergie renouvelable ce qui est véritablement à la mode aujourd’hui, plus qu’une mode c’est une nécessité. Ensuite il faut améliorer le réseau aussi bien pour l’électricité que pour l’eau. Pour l’électricité le réseau a été vandalisé dans certaines régions, cannibalisé dans certaines régions, il n’y a même plus de câble qui transporte l’électricité. Là où ça existe si l’on produit 100 MWT, n’arrive chez le consommateur et dans l’éclairage public que 60, 40 sont perdus en cours de chemin à cause de la vétusté du transport, des câbles, c’est la même chose pour l’eau, les tuyaux qui ont été mis , quand on a donkéya, la source même de donkéya et qu’on y produise encore que c’est pas le cas, on était justement entrain de refaire toutes ces machines mais il faut renouveler les tuyaux qui existent et qui ne fonctionnaient pas depuis mathusalem qui sont rouillés ou percés ce qui fera encore des pertes de transport. Ensuite il y a la gestion, tant qu’il n’ya pas une bonne gestion même pour vendre aujourd’hui EDG, il va falloir d’abord assainir, puisqu’aucun entrepreneur ne viendra prendre quelque chose qui lui coutera plus que ce qu’il va en tirer. Donc il faut d’abord assainir, Cela passe par un effort gigantesque de gestion , de toilettage et ça sera grâce à cela que les investisseurs vont s’intéresser. Voilà donc les réponses que le PEDN voudrait apporter de façon pragmatique. Pour l’eau, je vous donne un exemple, dès la semaine qui a suivi ma désignation à la primature, la France nous a accordé gratuitement 1 million d’euro. 1 million d’euros c’est pas grand-chose mais c’était beaucoup il fallait l’utiliser simplement et avec beaucoup d’efficacité ce qui a été fait. C’est que grâce au million d’euro, nous avons pu desservir en eau des quartiers qui avaient fait 15 ans , 20 ans sans avoir une seule goutte d’eau à la pompe, en quoi faisant ? En faisant des forages dans la nappe phréatique et en liant cela grâce à un système de groupe électrogène à la pompe, je veux dire aux tuyaux. C’est dire que les près de 173 milliards de mettre cube d’eau qu’on a dans la nappe phréatique guinéenne nous pouvons aussi les exploiter. Des quartiers tels que je crois Hamdallaye, Dar es salam , Cosa et autres ont eu l’eau grâce au petit million d’euro que nous avons eu et qui a été employé à bon es séant. Le jour où certains ont allumé leurs robinets après le communiqué qu’ils ont vu l’eau ,(rires) avant que l’eau ne vienne d’abord ce sont les cancrelats qui sont sortis. Pour dire que ce n’était plus un lieu qui en magasinait l’eau mais un lieu pour cancrelats, tellement ça avait fait du temps avant que l’eau ne revienne.
Récemment des incidents ont éclaté à Conakry entre des militants de votre parti et ceux du RPG du Pr Alpha Condé. Quelles sont vos relations avec le leader du RPG, M.Alpha Condé?
Bon je crois que ce n’était pas des incidents si graves (avec un air banal) selon le rapport qui m’en a été fait, le RPG a considéré la SIG comme étant son bastion ce qui peut être, était vrai, mais la réalité est évolutive, on est sur un terrain mouvant. Aujourd’hui le PEDN a pénétré juste le quartier et au moment où nos gens installaient les bureaux, les militants du RPG sont venus faire du tapage mais je ne crois qu’il y ait eu un coup de poing, non ce n’était rien de tout cela. Un groupe comme l’autre a chanté des chants provocateurs mais ça c’est terminé bon enfant. Je crois que c’est ce qu’il faut même si on est adversaire on est pas ennemi forcément, nous travaillons si c’est vrai que nous croyons en la démocratie, ce n’est pas un gourdin contre un gourdin, il s’agit de se chahuter et de passer.
L'ancien ministre des finances, a souhaité que l'Etat guinéen fasse des audits à l'encontre de tous les candidats à la présidentielle en l’occurrence les anciens premiers-ministres. Qu'en pensez-vous?
L’audit c’est moi qui l’ai commencé et en commençant j’ai dit qu’après nous, nous devrons être audité mais moi j’ai déjà été audité, on a parlé de Paribas, ils ont cherché partout ils n’ont absolument rien trouvé, ils ont parlé du projet coton, pour ce qui me concerne si c’était à refaire j’allais faire la même chose soyez-en sûr! Et je crois que rien est là non plus, on a qu’à auditer mais le temps presse, les élections c’est le 27 juin, c’est le programme qui a été arrêté. Je souhaite que tous les candidats pas seulement les premiers ministres, il n’est pas dit forcément que ce sont les 1er ministres qui ont géré. Les premiers ministres sont les premiers du gouvernement , très souvent ils plafonnent, ils peuvent avoir des responsabilités directes mais ils ne peuvent n’avoir que des responsabilités indirectes. S’il y a des anciens ministres candidats, ils doivent tous être audités. L’audit celui qui en a peur, c’est celui qui se sent coupable, on dit bien qu’on hume un doigt que quand on le sent sale. Alors moi je suis totalement d’accord avec ce ministre des finances, je ne sais pas c’est qui ?
Kassory FOFANA l’ancien ministre des finances...
(rires) surtout quand ça vient de lui, vraiment ça veut dire qu’il faut le faire.
Pourtant vos détracteurs dénoncent votre gestion des fonds du cinquantenaire…
Bon , Moi j’ai pas lu ! (rires) on a vu ce qui s’est passé pour le cinquantenaire, moi je n’avais même pas commencé à mobiliser les ressources , j’ai confié à une équipe qui était dirigée par le ministre de l’économie et des finances , je n’ai jamais vu un seul sou du cinquantenaire, je n’avais pas commencé encore, mais je sais que l’extérieur allait donner, mais je sais qu’on allait avoir des fonds, je sais qu’on allait faire un cinquantenaire digne de ce nom. Malheureusement j’ai quitté avant, et les coupables certains ont déjà été dénoncé. Je ne vois pas pourquoi, en quoi, je suis responsable de quoi que ce soit. Bon si c’est celui-là (Kassory NDLR), je crois que lui, on lui reproche de beaucoup de choses, ça ne viendra pas de ma bouche, je me respecte suffisamment, mais je crois qu’il fait parti des hauts suspects de la nation.
L'un des dossiers qui attend le futur président élu, est certainement la justice pour les victimes du 28 septembre. Êtes vous prêts si vous êtes élu, à extrader les responsables de ces crimes, y compris le Capitaine Dadis Camara?
Ecoutez ce ne sont pas questions que l’on tranche avant d’être là , je n’ai pas lu tous les rapports qui ont été faits, le rapport qui a été fait, mais on ne peut exprimer que des principes. La justice doit pouvoir commencer dans notre pays et pour ce faire l’impunité doit cesser. Si on remonte dans l’histoire, on va avoir a réveillé beaucoup de choses, mais pourtant l’impunité doit cesser.
Si vous devez convaincre vos compatriotes à voter pour vous, quel message adressez vous aux Guinéens avant le scrutin?
Mon dernier message, ils n’ont qu’à croire en ceux qui disent ce qu’ils vont faire et qui font ce qu’ils disent. 15 mois de gestion (lorsqu’il était premier de consensus NDLR) que nous avons vu, c’est 100 bus pour régler le problème des transports, c’est deux traves tiers pour relier les deux îles au continent, ce sont des panneaux de signalisation, les feux de signalisation sur les routes que les guinéens qui sont nés dans les années 80-90 n’ont jamais vu de leur vie, ce qui n’avaient pas voyagé ne savaient même pas qu’il y avait des panneaux de signalisation, c’est le bitumage non seulement de la voirie de Conakry mais le début du bitumage de nos capitales régionales telles que Labé et Nzérékoré, c’est le rétablissement de la chronique de l’inacceptable injustice qui avait été faite à 700 pèlerins parce que leurs fonds ont été dilapidé, c’est l’équilibre qui a été rétablit à ce niveau pour accepter de les envoyer à la charge de l’Etat et à poursuivre ceux qui ont été coupables de ce détournement, ce sont les efforts pour renouer avec le Fond monétaire, ce qui a aboutit à l’annulation d’une partie importante de la dette guinéenne au club de paris ; c’est la gestion monétaire qui a ramené le franc guinéen à une valeur souhaitable, ce qui a eu son incidence sur le taux d’inflation, puisqu’on a enregistré en ce moment ce qu’on avait pas vu depuis très longtemps, la baisse généralisé des prix, c’est… je peux continuer encore à citer les panneaux solaires qui sont véritablement les seuls qui fonctionnent normalement aujourd’hui sur nos artères, c'est-à -dire sur l’autoroute surtout. C’est la rénovation de l’aéroport qui contient déjà des satellites et en Afrique de l’ouest il n’y a que trois pays qui sont pourvus de satellite à l’aéroport : le Nigéria, la Côte d’Ivoire et maintenant la Guinée. C’est aussi la rupture avec les 12è provisoire en matière budgétaire puisque cela ne s’est jamais fait en Guinée depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. C’était la première fois que le budget a commencé effectivement le 1er janvier, c’est la suppression de la césarienne, la femme qui souffrait et qui mourait du fait qu’elle n’avait pas d’argent pour se faire opérer, la césarienne a été rendue gratuite. Voilà pèle mêle quelques actions, des actions qui sont importantes et je pourrai continuer à citer l’amélioration de la sécurité, parce que c’était pour la première fois vraiment il y a des bandits de grands chemins qui ont été arrêté. Même dans le cadre de la justice, les policiers qui ont été pris en flagrant délit de corruption ont été radiés, certains arrêtés, des juges qui ont été pris en flagrant délits de corruption ont été radiés et parfois même arrêtés. Tout cela s’est vu pendant le gouvernement de consensus alors ce qui ont conscience de ça doivent savoir qu’étant premier ministre je l’ai fait au forceps président de la république je le ferai plus librement grâce au soutien de la majorité que j’aurai à l’assemblée .
Nous vous remercions de nous avoir reçu et d’avoir bien voulu vous prêter à nos questions
C’est moi qui vous remercie !
Interview réalisée par Aliou Souaré
Depuis Paris
Pour Africaguinee.com en collaboration avec INVESTGUINEE.COM
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  Rubrique: Interview  date: 31-Mar-2010 ŕ 20:18:44  Partager:   :  |
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