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France: Un marabout guinéen accusé d'escroquerie...


Un marabout africain a-t-il profité de la détresse affective d'une veuve et de sa crédulité pour s'en mettre plein les poches ? C'est ce que tente d'établir la police qui a interpellé, mardi, un Guinéen de 42 ans installé à Albi comme « grand médium » et guérisseur. L'affaire a démarré il y a trois semaines. Une famille albigeoise vient déposer plainte au commissariat, expliquant que leur mÚre, une commerçante à la retraite, s'est délestée d'une partie de ses économies, une somme évaluée à 50 000 euros !

Suite Ă  la mort de son Ă©poux, cette femme ĂągĂ©e de 75 ans a dĂ©cidĂ© de consulter un marabout. Sans doute pour trouver auprĂšs de lui un rĂ©confort moral. Cela tombe bien, Monsieur C. (qui utilise plusieurs pseudos sur ses cartes de visite) s'est fait pour spĂ©cialitĂ© de « faire du bien au niveau sentimental Ă  des personnes en dĂ©tresse ». Mais, affirme-t-il, il ne reçoit que « des personnes saines ». Les enquĂȘteurs de la brigade de sĂ»retĂ© croient au contraire qu'il serait expert dans l'art de crĂ©er un Ă©tat de dĂ©pendance psychologique chez des personnes fragiles.

La retraitée albigeoise l'a consulté pendant 2 mois. Pour quel résultat ? On l'ignore. Lui n'a pas ménagé sa peine.

« Deux chevaux saignés dans le désert »

« Pour vous, j'ai fait saigner par mon pĂšre deux chevaux dans le dĂ©sert africain », lui aurait-il dit un jour. Le cheval saignĂ©, ce doit ĂȘtre plus cher que le poulet, on suppose. Et les nuits d'hiver glaciales, passĂ©es en forĂȘt de GrĂ©signe pour travailler au bonheur retrouvĂ© de la veuve, c'est combien ?

Le mis en cause affirme n'avoir demandĂ© que 50 euros Ă  la retraitĂ©e. Impossible d'Ă©plucher ses comptes : il n'a pas dĂ©clarĂ© de revenus en 2009. D'ailleurs, il s'est fait enlever du registre du commerce « par manque d'activitĂ© » et attend sans doute la fin de la crise pour que les affaires sentimentales reprennent et qu'il puisse enfin vivre honnĂȘtement de son mĂ©tier.

Pour l'heure, c'est plutÎt dans le costume de l'escroc que la police le trouve le plus crédible. La perquisition menée à son domicile de la rue Rinaldi, dans le quartier de la Madeleine, a déjà permis d'établir que Monsieur C. se livrait bien à cette activité de voyance. Chez lui, on ne compte plus les poupées vaudou et autres fétiches dont les moins étonnants ne sont pas ces dents (de quel animal ?) qui pourraient valoir, qui sait, fortune à certains ou mauvais sort à d'autres.

Hier, le marabout a été laissé libre. La procédure d'abus de faiblesse a été transmise pour examen au procureur de la République d'Albi.

Source:La dĂ©pĂȘche.fr

  Rubrique: Diaspora GuinĂ©enne  date: 11-Mar-2010 à 11:04:51  Partager:   :

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