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Elections: "Je suis sûr que nous serons les vainqueurs...", dixit Cellou Dalein Diallo, Président de





Le Président de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo a présidé une assemblée générale ordinaire du parti ce samedi 27 février 2010 à son siège à la minière dans la commune de Dixinn peu après son retour en Guinée.

Plusieurs nouvelles adhésions étaient à l’ordre du jour : de journalistes de la RTG (télévision de l’Etat), d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat, de grands bailleurs de fonds… La Directrice Générale de Alo-Guinée, Chantal Colle était également présente au siège de l’UFDG à côté de Cellou Dalein Diallo pour marquer son adhésion. La jeunesse de kaloum (le centre ville de Conakry et la commune la plus peuplée de la capitale), massivement mobilisée, avait envahi le siège de l’UFDG barrant quasiment la circulation de l’axe Dixinn-Hamdallaye pendant plusieurs heures.


D’entrée de jeu Cellou Dalein Diallo s’est réjouit de l’immense popularité de son parti et de l’adhésion de plusieurs grands commerçants et hauts cadres de l’Etat : « Lorsqu'on sait que chacun de vous est venu à ses frais et que certains sont là depuis 8h, avec cette patience et cette discipline dont vous faites preuve, on sent que l'UFDG est un parti fort. Puisque la force d'un parti politique dépend du nombre et de l'engagement de ses militants. Et cela nous en avons suffisamment, non seulement à Conakry mais aussi dans toutes les autres villes du pays. Malgré les compagnes de dénigrement sciemment organisées par nos adversaires pour dire que l’UFDG est un parti peulh, les faits démontrent que l’UFDG est un parti national qui est en train de réussir l’exploit de rassembler et de réconcilier les Guinéens de toutes les sensibilités et de toutes les régions. Nous avons ce matin, une illustration éloquente avec les différentes adhésions que nous venons d’enregistrer. Depuis 2007, les militants de l’UFDG se battent pour le changement. Les militants de l'UFDG ont consenti beaucoup de sacrifices. Mais Dieu merci, nous sommes sur le chemin de la victoire. Nous nous sommes battus pour que les Guinéens puissent exercer leur droit de choisir librement leurs dirigeants », dit-il.




L’ancien Premier Ministre a, après avoir salué vivement la nouvelle donne de la transition prônée par le nouvel homme fort du pays Général Sékouba Konaté, déclaré que sa campagne sera financée par ses militants de bonne volonté : « Aujourd'hui il y a des perspectives lumineuses par rapport à cela. Grâce au Général Sékouba Konaté dont nous saluons l’action et le courage. Aujourd’hui le Général Sékouba, en prenant la direction du pays, s’est engagé à organiser des élections libres et transparentes. Sans la participation à la compétition, ni de lui-même, ni des membres du gouvernement, ni du Premier Ministre, ni des membres du CNT. C’est une décision extrêmement importante pour la promotion de la démocratie. Parce que les citoyens se sentent libres et vous voyez déjà, nous enregistrons l’arrivée de beaucoup de cadres. Le général Sékouba vient de libérer tous les hauts fonctionnaires et les grands commerçants. Puisqu’ils peuvent à présent soutenir ouvertement leur leader sans crainte. Pour instaurer et promouvoir la démocratie dans ce pays, il faut libérer les citoyens. Aujourd’hui adhérer un parti politique n’est plus un délit. Puisque cela n’est plus réprimer discrètement ou sournoisement. Il y a dans cette tribune un commerçant que je ne nommerai pas qui vient d’offrir à l’UFDG 50 mille tee-shirts. La fédération de la Chine s’est engagée à envoyer à son compte 200 mille posters. On aura une campagne réussie. Grâce à la détermination de nos militants, nous n’aurons pas de problèmes financiers », promet-il.


Le patron de l’UFDG déplore la perte de beaucoup de ses militants que son parti a enregistré lors des massacres du 28 septembre au stade. Il a invité les Guinéens à voter massivement. Il promet de remporter les prochaines élections : « L’UFDG a payé un lourd fardeau pour y arriver là aujourd’hui. Beaucoup de nos militants ne sont pas parmi nous aujourd’hui. Beaucoup de nos militants ont été tués le 28 septembre 2009. Nos sœurs ont été humiliées et violées. Nous avons été bastonnés et molestés. Mais c’est grâce au combat, c’est grâce à tous ces sacrifices que les perspectives s’ouvrent. J’ai souvent dit que la démocratie est une conquête permanente. Aujourd’hui je suis convaincu que nous allons accéder au pouvoir grâce à votre détermination. Je suis convaincu que nous allons gagner. Si la majorité allait à un autre candidat, nous allons le féliciter. Mais je suis sûr que nous serons le vainqueur des prochaines élections. Comme les élections sont annoncées, nous allons démontrer notre talent, notre engagement, notre détermination et nos capacités à travers les urnes. Il faut qu’on vote et qu’on face voter nos familles. Il faut rester vigilant. L’UFDG sera le parti qui va éliminer l’ethnocentrisme et le tribalisme dans ce pays en instaurant l’état de droit ».




Tout en saluant les actions du nouveau chef de la junte militaire encore au pouvoir Général Sékouba Konaté, le Président de l’UFDG appelle les Guinéens à ouvrir les yeux pour ne soutenir que les actes : « J’avais dit que les militaires qui sont allés au stade ne représentaient pas toute l’armée guinéenne. Cela m’a valu ce que cela m’a valu. Mais aujourd’hui c’est un militaire qui vient au pouvoir et qui dit ‘‘je ne suis pas candidat’’. ‘‘J’organise des élections équitables, libres et transparentes’’. Je pense que je n’ai pas été un Prophète, mais je l’avais dit. Nous allons soutenir ses projets (Sékouba Konaté). J’aime dire à l’UFDG que je ne soutiens pas un homme ; mais je soutiens des projets lorsqu’ils sont cohérents et aux attentes de la population. Nous allons soutenir ces projets car je ne souhaite pas qu’on soit emmené encore à revendiquer » .


Il affirme qu’on ne peut, sous aucun prétexte, exclure les Guinéens de l’extérieur au prochain scrutin : « La question du vote des Guinéens de l’étranger a été posée. L’UFDG a pris une position ferme. Ils ont été de tous les combats. Ils ont fait des marches de protestation contre les velléités dictatoriales. Ils ont contribué à faire connaître la situation de la Guinée en faisant des marches de soutien aux Nations Unies, dans les ambassades, à Bruxelles, à Paris, à Dakar et partout. On n’a pas le droit dans ce contexte nouveau où nous voulons instaurer une véritable démocratie, d’exclure nos compatriotes vivant à l’étranger. C’est ça la position de l’UFDG et nous ferons tout pour que nos compatriotes puissent exprimer eux aussi leurs suffrages. Voilà des Guinéens qui n’ont jamais abandonné leur pays. Il faut leur donner le droit de participer aux élections parce que c’est un droit reconnu par la constitution »

Cellou Dalein remercie sincèrement et de tout cœur le gouvernement Français de l’avoir soigner suite à sa blessure (à la tête et aux côtes) lors de la répression sanglante des bérets rouges de la garde rapprochée de l’ancien chef de la junte Capitaine Moussa Dadis Camara du 28 septembre 2009 au grand stade de Conakry. Il invite également les Guinéens et toutes les bonnes volontés de penser continuellement aux victimes de ces évènements : « Je tiens à vous rassurer que je suis rentré définitivement en bonne santé. Grâce à votre soutien, à votre solidarité et aux prières de nos sages, j’ai bénéficié d’une excellente prise en charge médicale des autorités Françaises. Je reviens vous rejoindre pour continuer le combat, soutenir tous ceux qui sont blessés le 28 septembre 2009 et prier pour ceux qui sont morts, les martyrs. Nous ne devons pas oublier nos sœurs qui ont subi des violences sexuelles. Nous devons leur apporter notre soutien et notre solidarité », conclut-il.

Un compte-rendu d’Abdourahamane Bakayoko
Depuis Conakry pour Africaguinee.com
Tel +224 60 600 600



  Rubrique: Politique  date: 01-Mar-2010 à 09:23:57  Partager:   :

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