
Le Groupe international de contact sur la Guinée (Gic-G) a appelé hier l’Union africaine (Ua) à revoir les sanctions imposées à la junte dans ce pays, à l’issue d’une réunion à Addis-Abeba.
Le groupe "invite l’Ua, la Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et les partenaires de l’Ua à réexaminer les sanctions imposées dans le cadre de la crise en Guinée, à la lumière des derniers événements positifs enregistrés dans le pays", indique un communiqué transmis hier à l’Afp.
L’accord de Ouagadougou prévoit que "les membres du Conseil national de transition, le chef de l’Etat de transition, les membres du Cndd (junte), le Premier ministre, les membres du Gouvernement d’union nationale et les membres des Forces de défense et de sécurité en activité" ne "participeront pas" à l’élection présidentielle. Cette déclaration "constitue une étape cruciale dans le processus de sortie de crise" estime le Gic-G "exhortant toutes les parties prenantes guinéennes au processus de transition à œuvrer à sa mise en œuvre diligente".
"Le Groupe souligne, néanmoins, la fragilité persistante de la situation en Guinée" et appelle les parties guinéennes à coopérer pleinement avec le chef de l’Etat par intérim, le général Konaté et le Premier ministre en vue de la formation rapide d’un Gouvernement d’union nationale.
La communauté internationale "encourage le gouvernement de transition à ne pas inclure en son sein des individus suspectés d’être impliqués dans les massacres et autres crimes perpétrés à Conakry le 28 septembre 2009".
En novembre 2009, l’Ua avait décidé de mettre en œuvre des sanctions (interdictions de voyager, gel d’avoirs financiers hors de Guinée) contre des responsables civils et militaires de la junte, arrivée au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat le 23 décembre 2008.
Source:AFP |
  Rubrique: Politique  date: 28-Jan-2010 ŕ 10:17:32  Partager:   :  |