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Grogne des étudiants à Dubréka...


[IMG1]Rien ne va plus à l’Institut des Arts de Guinée (ISAG)situé à Dubréka où les étudiants ont repris le boycott, ce mardi 24 avril, pour une durée indéterminée. Raisons de la grogne ? Ils dénoncent le manque de professeurs, l’insuffisance des salles de classe, le manque ou l’insuffisance des instruments de musique pour la filière ‘’Musique’’ et le manque de foyer d’hébergement.

Ce n’est pas tout, souligne l’étudiante Véronique Lamah en classe de 3ème année Interprétation. Pour notre interlocutrice, les étudiants dénoncent aussi la cherté de la vie à Dubreka. «Avec la galère qui prévaut dans l’institut, les autochtones aussi, à leur tour, nous rendent la vie chère. Ils augmentent tout quand ils ont à faire aux étudiants. Ils pensent que nous sommes les responsables de la situation économique de la Guinée en général et de leur ville en particulier » s’indigne Mlle Lamah.

A en croire notre interlocutrice, le directeur général aurait eu deux entretiens avec le Conseil des étudiants qui se sont soldés par des promesses sans suite. Parmi lesquelles, elle citera, la réalisation d’un institut digne de nom sur le site de Kagbelen. Histoire de compenser l’insuffisance des salles de classe. L’actuel institut inauguré il y a juste 4 ans ne compte que huit salles de classe pour un effectif total de 2500 étudiants. Ces salles accueillent une centaine d’étudiants alors que la capacité d’accueil requis est de 45 étudiants.

Imaginez un instant les conséquences de cette situation : chaleur, incompréhension des cours et chômage sont entre autres les ingrédients de ce calvaire. «Parfois les autorités de l’institut négocient des salles de classe dans les collèges et écoles primaires de la place, dont le collège de l’Amitié, pour nous permettre de tenir les cours » renchérit l’étudiant Théophile Loua, 2ème année Beaux arts.

Les étudiants qui entendent poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction totale de leurs différents points de revendication souhaitent que leur cri de cœur tombe dans les oreilles du ministre de l’Education nationale pour que des décisions soient prises à temps.

Car, souhaitent-ils, le retard accusé pour raison de grève ne doit plus s’allonger. En tous cas, le sort du recteur de Kankan et du directeur général de l’institut supérieur agronomique de Faranah, tous deux limogés la semaine dernière, devrait servir de leçon à monsieur Siba Fassou, le DG de l’institut qui est aussi le porte-parole des recteurs de Guinée.

Malick M. Bangoura
Source:Le Diplomate
Africaguinee.com



  Rubrique: Société  date: 26-Apr-2007 à 09:08:38  Partager:   :

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