
L'état de santé du chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara,qui a été opéré à la tête au Maroc, n'inspire pas d'inquiétude,a assuré dimanche le médecin en chef de l'hôpital de Rabat où il est soigné.Camara a été évacué vers un hôpital militaire de la capitale marocaine après avoir été blessé par balles à Conakry par certains de ses soldats.
"L'état de santé actuel du président guinéen n'inspire pas d'inquiétude", a dit le médecin en chef, le Dr Ali Abrouk, dans un communiqué.Camara, a-t-il précisé, a été opéré vendredi vers 15h15 GMT en raison d'un traumatisme crânien et le résultat de l'opération est bon.
Dans la capitale guinéenne, c'est le ministre de la Défense,Sékouba Konaté, considéré comme un fidèle lieutenant de Camara,qui assure l'intérim de facto en l'absence du chef de la junte.Conakry était calme et nombre d'habitants restaient chez eux dimanche, craignant qu'éclatent des violences entre factions rivales de l'armée en l'absence de Camara, a constaté un correspondant de Reuters.
"Le président guinéen (...) a toute sa connaissance, dans sa chambre d'hôpital, après avoir subi une opération, qui n'était pas très complexe", a-t-on dit de source gouvernementale marocaine à Reuters.
La balle qui a atteint Camara a heurté un os mais n'a pas atteint d'organe vital, ajoute-t-on, en précisant que Camara pourrait devoir rester trois jours de plus à l'hôpital où il a été admis vendredi.
De source diplomatique au fait des bilans de santé de Camara, à Rabat, on déclarait qu'il ne devrait pas pouvoir quitter l'hôpital avant mercredi au plus tôt.
Les responsables de la junte au pouvoir ont minimisé la gravité des blessures de Camara, en disant que sa tête avait été éraflée par une balle tirée à bout portant par son ex-aide de camp Aboubacar "Toumba" Diakité.
Les enquêteurs des Nations unies ont bouclé ces jours-ci leur enquête sur la répression par les bérets rouges d'un rassemblement pacifique de l'opposition le 28 septembre dans un stade de Conakry.
Cette répression, selon des témoins, a fait plus de 150 morts et s'est accompagnée d'un grand nombre de viols."Toumba", ont déclaré des témoins, a dirigé cette répression.
Le rapport d'enquête de l'Onu, qui pourrait déboucher sur des poursuites internationales visant les responsables, doit être élaboré dans le courant du mois.
D'aucuns s'attendent désormais à ce que Konaté, surnommé "El Tigre", renforce sa position au sein de la junte.
Source:REUTERS
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  Rubrique: Politique  date: 07-Dec-2009 à 11:58:03  Partager:   :  |