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Justice internationale:le procureur de la CPI se saisit du dossier sur les violences post- électora





Le procureur de la Cour pénale internationale s’est saisi des crimes commis au Kenya lors des violences post-électorales de décembre 2007, qui avait fait plus de 1200 morts et 350 000 déplacés, selon Nairobi.

Lors d’une conférence de presse organisée à La Haye jeudi, Luis Moreno Ocampo a annoncé qu’il conduirait deux ou trois procès à l’encontre des plus hauts responsables des violences inter-ethniques.

La décision d’ouvrir une enquête est désormais entre les mains des juges, qui devront dire, dans les semaines à venir s’ils autorisent ou non le procureur à se saisir des crimes commis au Kenya.

Durant 30 jours à compter de jeudi, c’est une première, les victimes pourront s’adresser aux juges, directement, par courrier, pour faire leur commentaire sur l’opportunité d’ouvrir une telle enquête.

Luis Moreno Ocampo est apparu plutĂ´t confiant jeudi matin.

Il dispose déjà d’un solide dossier puisque plusieurs commissions d’enquête se sont penchées sur les violences post-électorales.

Mais il devra conduire cette affaire rapidement.

La Communauté internationale et l’Union africaine, en particulier, attendent des résultats rapides, quoi qu’il en soit, avant les élections générales prévues en 2012.

Selon plusieurs sources, Luis Moreno Ocampo avait tenté d’obtenir, mais sans succès, des responsables Kenyans qu’ils le saisissent de ces crimes, comme l’ont fait par le passé l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Centrafrique.

Néanmoins, il a estimé que la Cour n’est pas une juridiction de l’étranger, mais qu’elle fait partie du système judiciaire kenyan, puisque Nairobi en a ratifié le traité.

Le procureur a l’intention d’ouvrir deux ou trois affaires, qui pourraient rassembler plusieurs accusés.

Tous compteront parmi les plus hauts responsables des crimes commis, meurtres, viols, et transferts forcés de population que le procureur a qualifié de crimes contre l’humanité.

Les responsables de moindre envergure devraient être jugés devant un tribunal spécial, mais à ce jour, le parlement n’a toujours pas adopté le projet, porté notamment par le médiateur de l’Union africaine, Kofi Annan.

De son côté, le procureur a rappelé que cette étape n’était pas de son ressort.

Source:BBC-Afrique

  Rubrique: International  date: 27-Nov-2009 ŕ 12:48:47  Partager:   :

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