
La France estime qu'il est urgent de trouver une solution "acceptée par toutes les parties" en Guinée, a déclaré lundi le ministère français des Affaires étrangères, après le rejet par l'opposition d'un compromis proposé par le président burkinabé Blaise Compaore.
Ce dernier a suggéré un maintien au pouvoir, pendant une transition de dix mois, du chef de la junte guinéenne, Moussa Dadis Camara, avant la tenue d'une élection présidentielle.
Même si le projet "a été rejeté par les Forces Vives" (opposition, syndicat, société civile), celles-ci ont " renouvelé leur confiance au
facilitateur pour la poursuite de sa mission", a relevé lors d'un point-presse,le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
La France " rappelle l'urgence de trouver une solution de sortie de crise acceptée par toutes les parties" et qui " passe par la mise en place d'une transition en vue d'organiser des élections", a-t-il ajouté.
"La Guinée a besoin d'un pouvoir légitime issu des urnes pour reconstruire le pays" et "il faut également que la lumière soit faite sur le massacre du 28 septembre" par la commission d'enquête internationale, a précisé le porte-parole.
Plus de 150 opposants auraient été tués par les forces de sécurité au cours de ce massacre.
Le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait reconnu début novembre le caractère délicat d'une solution pendant la transition, en estimant qu'il ne suffisait pas d'obtenir le départ de la junte en Guinée mais qu'il fallait aussi s'assurer que l'armée soit "tenue" lors de cette phase sensible.
Source:AFP
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  Rubrique: Politique  date: 23-Nov-2009 ŕ 18:42:59  Partager:   :  |