
Sidya Touré de l'Union des Forces Républicaines(UFR):"Nous avons besoin que la Guinée redevienne un pays où il est possible de vivre tranquillement, dans la sécurité. Que les activités politiques se remettent en place et qu’une transition crédible se mette en place pour qu’on puisse organiser des élections en dehors d’un militaire du CNDD conformément aux recommandations des différentes réunions et du Groupe de contact international et des chefs d’Etat de la CEDEAO. Le CNDD ne peut pas continuer cette transition, car il est disqualifié depuis le 28 septembre."
Mariama Penda Diallo, syndicaliste guinéenne
"Nous sommes venues ici pour être sûres que les femmes victimes ne seront pas oubliées et qu’elles seront représentées autour de la table. Et quand je dis femme, ce sont les femmes représentatives, compétentes et qui peuvent négocier. Parce que nous avons constaté que quand il faut déclencher la guerre ou des mouvements d’hostilité, les femmes sont exclues. Mais elles sont toujours les premières victimes, et des témoignages concordants font état de viols(...), car nous sommes les plus faibles physiquement et nous ne sommes pas armées. Nous voulons que les responsables de ces viols soient punis à la hauteur de leur forfaiture. Nous ne pouvons pas tolérer que les femmes soient toujours utilisées comme des armes de guerre à tout moment en Afrique. Nous voulons la paix et nous voulons également qu’on respecte la femme en tant qu’être humain."
François Loucény Fall, Président du Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC) :
« Nous faisons confiance à Blaise... le chemin est balisé avec le travail fait par le Groupe de contact international (GTI) ...nos soucis sont liés à la libération des prisonniers, à la remise des corps des victimes aux familles et à l’interdiction aux soldats de se promener avec les armes dans les rues ».
Aboubacar Sylla de l'Union des Forces du Changement(UFC)
"Ce sont des questions d’ordre humanitaire et sécuritaire, car nous avons en Guinée des blessés qui ont besoin d’être soignés, des corps que leurs familles n’ont pas retrouvés, des personnes qui ont besoin d’être évacuées à l’étranger, compte tenu de leur état de santé. L’insécurité a pris des proportions catastrophiques dans notre pays. La situation de crise a favorisé l’émergence d’une criminalité ciblée et les leaders politiques et sociaux ne se sentent pas en sécurité. Or on ne peut pas être dans des conditions mentales et intellectuelles pour pouvoir discuter de transition quand on a une épée de Damoclès qui pend sur votre tête. La question de la sécurité ne peut pas attendre ”.
Mouctar Diallo des Nouvelles Forces démocratiques (NFD):
"Le Président Blaise Compaoré nous a appelé au dialogue. Il nous a demandé de prendre deux jours ou plus pour faire des propositions concrètes sur la transition, notamment sur la mise en place de notre organe qui va gérer la transition, sur les conditions d’éligibilité, etc. Il a heureusement compris la situation de la Guinée et a exprimé le caractère d’urgence qui doit présider au processus de résolution du problème guinéen. Mais, il doit absolument comprendre que la résolution de cette crise passe nécessairement par le départ du dictateur et sanguinaire capitaine Moussa Dadis Camara. Cela est incontournable."
Une synthèse de Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Interview  date: 04-Nov-2009 ŕ 11:41:28  Partager:   :  |