
Dans ce qu’il faut désormais appeler la croisade anti-Dadis, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, respectivement présidents du RPG et de l’UFDG ne passent pas inaperçus. Ils sont au four et au moulin.
Ils rendent des visites et en reçoivent à leurs résidences parisiennes. Le quartier général de l’Union européenne au cœur de Bruxelles leur est familier. Ce qui les met au premier plan et en font des chouchous des médias étrangers.
L’idée d’une force d’interposition, c’est encore eux qui en font leur cheval de bataille. Aux grands maux, de grands remèdes ! Tel est leur leitmotiv.
Encore que sont-ce les deux chefs de partis qui sont convaincus d’être les plus près du fauteuil présidentiel au cas où les élections se tiendront demain. Leurs militants clament sur tous les toits qu’ils ont les formations politiques les mieux implantées.
Faut-il alors interpréter leur « extrémisme » (c’est comme cela que leur engagement est qualifié au Camp Alpha Yaya) comme l’opportunité de saisir la « dernière chance » ? Toujours est-il que manifestement le temps joue contre les deux. Leurs challengers respectifs (Kouyaté pour Alpha et Mouctar Diallo des NFD –soupçonné de plus en plus de faire ombrage de l’UFDG - pour Cellou) se montrent de plus en plus ambitieux.
Mais voilà , ils sont nombreux les critiques qui estiment qu’en s’illustrant comme ils l’ont fait, Alpha et Cellou sont condamnés d’aller jusqu’au bout de leur logique : Obtenir vaille que vaille la mise à l’écart de Dadis ou « crever » politiquement. Et pour cause.
Dans l’hypothèse où Dadis pourrait sortir la tête hors de l’eau et se déciderait à rendre le pouvoir contre une éventuelle protection, il va falloir négocier avec lui. Dans ces conditions, le cèdera-t-il à celui qui ne l’aura pas rassuré ? En voilà une dimension de la crise guinéenne qui ne manquera pas de s’inviter à des tables de négociations, Ouaga, la première.
La 8ème session du groupe de contact international sur la Guinée à Abuja a sonné l’alerte dans ce sens. Illustration ? Alors que le GIC-G a fortement recommandé l’envoi d’une mission militaire en Guinée, dans les jours qui ont suivi, la CEDEAO s’en est nettement démarquée, préférant à cette option un embargo sur les armes. Et depuis, de moins en moins, l’idée d’une force d’interposition est évoquée.
E.K
Source: Nouvelle Elite, partenaire d'Africaguinee.com
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  Rubrique: Politique  date: 03-Nov-2009 ŕ 20:51:01  Partager:   :  |