
Le chef de la junte guinéenne a déclaré lundi soir que le "peuple de Guinée est souverain" , suite à la série de sanctions de la communauté internationale contre son régime, au lendemain du massacre du 28 septembre dernier.
"(...)Je n’hésite pas à déclarer que la Guinée est indépendante et que le peuple de Guinée est un peuple libre, maître de son destin. Personne, je le dis, personne ne peut s’arroger le droit de lui dicter ses décisions.", a déclaré le Capitaine Dadis Camara.
Dans une déclaration officielle adressée à la nation, le Capitaine Moussa Dadis Camara, a lancé un appel à l'unité nationale."Guinéens, guinéennes, cicatrisons nos plaies en nous réconciliant avec nous-mêmes et dans la Paix2, a martelé le chef de la junte.
Le numéro un du CNDD a précisé que la création d'une commission d'enquête nationale sur les massacres du 28 septembre dernier, vise à renforcer la cohésion sociale dans le pays."La Commission d’enquête ainsi mise en place doit être et sera le pacte fondateur de notre union, de l’union d’un peuple en paix avec lui-même. C’est de cette union retrouvée que jaillira une Guinée plus juste, forte et prospère", a ajouté le Capitaine Dadis Camara.
Le président du CNDD a critiqué avec virulence les leaders de l'opposition qu'il accuse d'être ewaponsables du massacre du 28 septembre dernier."« Le prétexte était un mauvais prétexte. J’avais demandé aux organisateurs de ne pas prendre en otage, une date historique; ils avaient un but…s’engager dans une stratégie de la tension et de la confrontation entre Guinéens… Le complot a réussi. La tension a déclenché une situation qui est devenue incontrôlable. »,explique le Capitaine Dadis avant d'ajouter :" La Guinée était au bord de la dérive. Ceux qui se vantent à l’Etranger comme les champions de l’unité nationale, sont les premiers responsables de cette situation."
Par ailleurs, le chef de la junte n'a pas dévoilé ses intentions sur son avenir politique à quelques heures de l'ouverture de la rencontre entre les forces vives et le médiateur de la CEDEAO, le Président Blaise Compaoré, ce mardi à Ouagadougou.
Le conseiller spécial du chef de la junte, Idrissa Chérif a précisé lundi que le "départ du Capitaine Dadis" n'était pas à l'ordre du jour des discussions à Ouagadougou, tout en ajoutant que la junte est prête à faire des "concessions".
Au niveau des forces vives, plusieurs leaders de l'opposition ont indiqué que le Capitaine Dadis Camara et sa junte sont "disqualifiés" pour gérer la transition.
Nous y reviendrons.
Une dépêche de Mamadou Camara
Pour Africaguinee.com |
  Rubrique: Politique  date: 02-Nov-2009 ŕ 23:30:09  Partager:   :  |